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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 07:07
A l'occasion de la première sélection pour le concours de la chanson organisé chaque année par l'ambassade de France, j'ai accompagné 4 de mes étudiants à Pékin ce week-end.

Evidemment, ils n'y allaient que pour Pékin : le concours n'était qu'accessoire. L'an dernier, c'était déjà ainsi. Alors, aucun d'entre eux n'est déçu de ne pas faire parti des 4 demi-finalistes. D'autant plus que les frais de transport et une nuit d'hôtel sont offerts par l'ambassade !

Je me demande si les autres étudiants non pékinois pensent de même et que c'est pour cette raison que les 10 premiers appartiennent surtout à des écoles ou universités pékinoises.

Je ne dis pas que mes étudiants ne se sont pas entraînés mais je suis persuadée qu'ils n'ont pas fait tous les efforts possibles. Résultat des courses : la première a oublié une phrase, le second plusieurs paroles, la troisième a chanté un peu faux et la dernière n'était pas en rythme. Aucune surprise donc qu'aucun ne soit sélectionné pour la finale !


Voici les héros du jour (de gauche à droite) : Nicolas, Annie, Irène et Camille (tous en 2ème année sauf Annie).

Les étudiants pouvaient choisir la chanson qu'ils voulaient parmi le répertoire de Patrick Bruel, Mylène Farmer et la comédie musicale le Roi Soleil.
Nicolas a choisi "Tant qu'on rêve encore" (Roi Soleil), Annie "Souviens-toi du jour" (Farmer), Irène "Qu'avons-nous fait de nous ?" (Roi Soleil) et Camille "Personne n'est personne" (Roi Soleil).






Arrivés vendredi soir, nous avions toute la journée de samedi de libre puisque mes étudiants ne passaient que dimanche matin.

Pendant que l'une passait la journée avec une amie étudiant dans la capitale, les 2ème année sont allés à la Cité interdite puis à Wangfujin (quartier commercial).

Quant à moi, j'ai revu Jeanne (une ancienne 4ème année qui fait son master à Pékin). Nous avons visité la résidence du prince Gong que j'avais déjà vue mais qui possède un joli jardin et se situe dans un quartier très sympa.
















Petite remarque culturelle : un des éléments permettant de distinguer autrefois le rang des dignitaires était le nombre de ces décorations sur les portes. Le chiffre 9 étant le plus important dans la symbolique chinoise, les portes de la résidence de l'empereur en comportaient donc 81 (9x9) tandis que celles des ministres 63 (7x9) (comme celle-ci : 3 rangées sont hors-cadre). Enfin, les dignitaires moins importants n'en avaient que 49.












Le midi, avant de déjeuner au restaurant, nous avons pris un en-cas à base de .... viande d'âne !
Encore quelque chose que je n'avais jamais goûté jusqu'à maintenant. Elle était coupée en petits morceaux et mélangée avec des herbes, le tout présenté plus ou moins sous forme de sandwich. En fait, ce n'était pas mauvais du tout.

Il existe un proverbe disant que dans le ciel, la meilleure viande est celle du dragon et que, sur terre, c'est celle de l'âne... C'est ce que dit cette vitrine en tout cas (en vertical aux extrémités à droite et à gauche) ! ...





Nous avons passé l'après-midi  à nous balader et à faire les boutiques dans les coins prisés par les étudiants et où les prix sont très abordables.

Nous avons également fait un tour à l'Université de Pékin, la meilleure en Chine (avec celle de Qinghua). Le campus est très vaste avec un joli lac, une pagode et quelques bâtiments à l'architecture traditionnelle.




Hier, dimanche, nous avons passé toute la matinée au centre culturel français pour le concours. Puis l'après-midi, j'ai repris le train pour Qingdao (en "tgv", il faut quand même 6h !) car j'avais cours ce matin à 8h... Tandis que mes étudiants ont décidé de prolonger leur séjour (avec l'autorisation de la directrice) et rentrent ce soir.

Exceptée Annie qui avait déjà participé au concours l'année dernière, les 3 autres n'étaient jamais sortis du Shandong (Irène n'avait même jamais pris le train de sa vie); c'est pourquoi ils ont souhaité profiter au maximum de cette occasion qui leur était offerte de voyager un peu presque tous frais payés.
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 14:30
Comme vous avez bien suivi, vous savez certainement que jeudi et vendredi se déroulait la soirée théâtre qui récompense la meilleure pièce d'un des 6 départements de langues étrangères de l'université.

Tout semblait se présenter sous les meilleurs auspices. Et patrata (je l'ai mal vécu jeudi soir, mais maintenant je le prends plutôt comme une bonne expérience) jeudi soir, donc, je me suis retrouvée dans la mêlée sans le vouloir, comme d'habitude...

Revenons d'abord en arrière. La semaine dernière, la directrice nous annonce qu'elle sera absente ces deux jours-là car elle a une réunion à Chongqing (sud de la Chine). Or, elle faisait partie du jury (comme tous les directeurs de départements de langue + ceux d'arts, je crois). Elle a donc demandé à Claire, une des profs de la remplacer comme juge lors des deux soirées. Aucun problème.

Jeudi midi, j'ai déjeuné avec Claire et je l'ai taquinée sur son rôle de juge et c'est alors qu'elle m'a déclaré : "Je ne sais pas si je vais y aller ce soir car je n'ai pas reçu d'invitation." Je suis restée bouche bée. Mais de quoi parlait-elle ? "Mais, il n'y a aucun problème parce que Mme Meng a certainement prévenu les autres juges et les organisateurs." ai-je répondu alors. "Oui, mais l'invitation officielle est au nom de Mme Meng" a-t-elle insisté. "Bah, elle avait sans doute été rédigée à l'avance et ils ne l'ont pas changée mais ça n'a aucune importance; de toute façon, il suffit de téléphoner aux organisateurs pour s'assurer qu'ils sont bien au courant si ça t'inquiète" lui ai-je dit. Puis, la conversation a dérivé sur un autre sujet. Je ne voyais pas où se trouvait le problème et je ne me suis pas plus inquiétée que cela de ses doutes.

Le soir même, à 17h45, j'étais confortablement installée dans l'un des fauteuils du théâtre prête à profiter de la soirée (surtout que le département français ne passait pas ce soir-là) à côté d'étudiants de 3ème année. 17h55, Agnès, une de mes étudiantes, a surgi près de moi : "Tu n'a pas vu Claire ?" Et c'est à cet instant que le "drame" s'est noué ou plutôt la tragi-comédie. Non seulement elle était absente mais, en outre, elle avait éteint son portable. Impossible de la joindre. L'un des organisateurs qui connaissait Agnès est arrivé ensuite pour me demander si j'acceptais de remplacer Claire. J'ai voulu me défiler en utilisant tous les arguments possibles mais il a insisté et comme j'étais la seule prof française présente, ils n'avaient pas plus le choix que moi. Génial !... J'ai très mal vécu cet instant car ça allait gâcher tout mon plaisir et surtout je ne comprenais pas la réaction de Claire et je me demandais déjà comment j'allais devoir dire ou pas lorsque je le reverrais ou lorsqu'il faudrait mettre la directrice au courant. Claire nous a tous mis dans une situation très embarrassante. Bref, je me suis donc retrouvée assise au premier rang avec tout un paquet de feuilles en chinois devant moi. Heureusement, Agnès a eu le droit de rester à mes côtés pour me traduire les pièces (entre chaque scène des résumés en chinois sont faits pour permettre aux spectateurs de suivre ce qui se passe car tout le monde ne parle pas allemand ou coréen) mais j'avais surtout besoin d'elle pour me traduire les divers feuillets.
Le premier soir ont donc eu lieu les pièces des départements espagnols, allemands et coréens. Rien de transcendant dans l'ensemble.

Second épisode : vendredi matin je me suis réveillée d'humeur assez maussade après la mauvaise blague de la veille. A 10h, j'ai eu cours avec les 3ème année qui m'ont raconté que juste avant ils avaient eu cours avec Claire et qu'ils lui avaient demandé la raison de son absence. Elle a répondu de façon fort calme "Je ne savais pas que j'étais juge : je n'ai pas reçu d'invitation." Je lui décerne haut la main le premier prix de la mauvaise foi. Non, mais franchement, de qui se moque-t-elle ? La directrice lui avait annoncé devant les 2ème année et moi-même qu'elle la remplacerait ! Et si elle avait l'esprit tranquille, pourquoi avait-elle éteint son portable à 18h la veille ?

Les étudiants m'ont toujours dit que c'était une fille bizarre, je confirme maintenant. Pourquoi a-t-elle agi ainsi ? Peut-être ne voulait-elle pas être juge et comme les Chinois ne refusent jamais directement, elle a trouvé ce prétexte. Des étudiants pensent que c'est parce qu'elle est très susceptible et sensible à ce genre de détails (au fait qu'elle n'ait pas reçu d'invitation personnelle, en son nom propre). Je ne peux pas croire qu'il s'agisse de la véritable explication; ce serait une réaction trop exagérée, non ? Saura-t-on le fin mot de l'histoire un jour ? Aujourd'hui, je l'ai croisée, elle ne s'est ni excusée ni expliquée. Elle m'a parlé comme d'habitude et même du théâtre et du résultat des élèves. Je n'ai rien dit non plus. J'apprends à être Chinoise, lui poser des questions sur son absence l'obligerait à se dévoiler et elle perdrait la face; alors à quoi bon se mettre mal avec une collègue que j'apprécie plutôt même si nous ne sommes pas proches personnellement. En tout cas, je me demande ce que va dire la directrice lorsqu'elle va apprendre ce qui s'est passé.

Enfin, tous ces petits potins ne sont guère intéressants, la véritable question est : qui a gagné ? Vendredi soir, j'ai repris mon rôle de juge (pas le choix puisque j'avais été la seule la veille à avoir vu les pièces de 3 départements) et passaient ce soir-là les Japonais, les Anglais et les Français.
En toute objectivité, les Français ont été les meilleurs parmi le 6 départements et je ne suis pas la seule à le penser (ma voisine me l'a confié peu après), mais c'est le département japonais qui a réussi à susciter le plus de réactions de la part du public; c'est ce qui a dû influencer le jury, je pense; et donc, vous l'avez deviné, ce sont les Japonais qui ont gagné mais le département français a quand même terminé à l'honorable place de 2ème. Il est vrai que les deux pièces étaient dans un registre complètement différent. Les Japonais ont choisi la comédie et ils ont mis en scène des personnages de mangas très connus et appréciés en Chine par les jeunes, rien d'étonnant à ce que le public ait réagi avec enthousiasme même s'il ne comprenait pas le japonais. La pièce française, elle, était résolument dramatique et, il est vrai que les dialogues étaient beaucoup plus denses que le département japonais; donc la pièce a pu sembler ennuyeuse malgré les danses et les scènes de combat. Mais justement, c'est dommage que parmi les critères d'évaluation ne figurent pas cette question des dialogues.

Quant à moi, j'ai tenté de juger le plus objectivement possible et je n'ai pas coché "département français" pour toutes les cases même si je lui ai mis la meilleure note globale (mais je l'ai fait car je le pensais sincèrement). C'était noté sur 10 mais en réalité, il fallait donner des notes entre 9,70 et 9,99. A la chinoise, quoi !...
En tout cas, en tant que juge, il me fallait donner une note globale à chaque pièce, puis choisir le meilleur metteur en scène, meilleur scénario, meilleure musique, lumière, décoration/vêtements, et un critère assez flou "la réaction du public". Dernière feuille : meilleur 1er rôle masculin, féminin, idem pour les 2nds rôles; meilleur monologue en chinois (les intermèdes explicatifs en chinois; impossible pour moi de distinguer, alors j'ai choisi la France car ils avaient commencé par quelques phrases en français, alors je trouvais que c'était original). Enfin, pour chaque pièce, il fallait également choisir 2 personnages qui nous avaient marqués.

Voici maintenant quelques photos (prises par un étudiant avec mon appareil mais elles ne sont pas géniales).

Voici la pièce française "Tristan et Iseult", version remaniée par les étudiants.

Ordre du roi : il veut se marier avec Iseult qui doit alors quitter Tristan.

Mariage du roi et d'Iseult

Après avoir tenté d'interrompre le mariage, Tristan a été exilé et se retrouve dans un autre royaume au service d'un roi dont la fille Isabelle est tombée amoureuse de lui.

Ma scène préférée : Tristan et Iseult rêvent l'un de l'autre; ils se parlent et courent l'un vers l'autre, mais en vain, ce n'était qu'un rêve...














Après une grandre bataille où Tristan a été "beaucoup blessé" (dixit le médecin dont vous voyez la trousse) après avoir sauvé le roi, Tristan réclame comme dernier voeu de revoir Iseult avant de mourir.

Par jalousie, Isabelle a menti à Tristan en lui disant que la voile du bateau était noire : il meurt sans avoir revu Iseult qui arrive peu après et qui, inconsolable, fini par se suicider.

Le département français n'a pas démérité puisque Jean, alias Tristan (à gauche), a reçu le prix du meilleur 1er rôle masculin. J'avais voté pour lui mais je n'étais pas la seule apparemment.

Et l'air empotée et à moitié cachée à droite, qui est-ce ? Et oui, votre humble servante. Qui non contente d'être juge, cumule les mandats, puisque j'ai reçu le prix du prof qui a le plus aidé les étudiants. De quoi faire douter de mon objectivité toute l'assemblée. Je pensais que je ne pourrais pas monter sur scène pour recevoir mon prix, mais les autres juges m'ont dit d'y aller, alors soit.

Voici mon beau diplôme. Ca fait bien, non ?

Et puis, finalement, je suis plutôt veinarde car tous les jurés se sont vus remettre un cadeau à la fin; le voici ci-dessus : un service à thé, sobre et élégant, dirais-je. J'ai bien fait de venir; finalement !


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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 16:31
Hier, avait lieu le "Festival International des Cultures" à l'université. En fait, le nom est pompeux par rapport à l'événement puisque le festival en question était organisé par les étudiants étrangers et quelques Chinois qui devaient représenter leur pays par des photos, des plats, des danses, des chants...

C'était plutôt sympa. En fait, cela me rappelait la fête qui avait eu lieu à Noël l'année dernière. Ce que je n'ai pas apprécié par contre, c'est que les étudiants fassent payer leurs plats. Il est vrai que certains en avaient prévu beaucoup et que cela pouvait revenir cher au niveau des ingrédients.

La France était .... pauvrement représentée, je dois bien l'avouer. Il faut dire qu'il n'y a que 3 étudiants français ici; autant dire personne comparé aux Coréens, Japonais et Indiens très nombreux. Les Français avaient préparé une vingtaine de crêpes (qui ressemblaient plutôt à des pancakes et avaient le goût de carton). D'accord, d'accord ! J'arrête de critiquer : j'aurais pu les aider. En outre, je sais qu'on ne trouve pas la même farine et le reste. Quant à la partie spectacle, un des Français a joué au D.J genre boîte de nuit. Je n'ai pas compris le concept culturel qui se cachait derrière cette démonstration.... 

Bref, voilà le stand français en image. Je reste dubitative sur le choix du drapeau breton car les étrangers sont incapables de savoir de quoi il s'agit. Et bien que bretonne et cherchant à valoriser ma culture régionale, je  crois que dans cette situation un drapeau français aurait été plus évocateur pour les non-francophones.





Et voici, quelques autres stand. Alors, reconnaissez-vous les pays ?















































La suite du test culturel avec quelques photos de la partie spectacle.


































































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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 08:58
Et c'est reparti ! La galère, aurais-je envie d'ajouter d'une petite voix sournoise. Mais non, le théâtre. Enfin, le pseudo-théâtre.

Vous vous rappelez que l'année dernière les étudiants de 2ème année avaient choisi de mettre en scène "La belle et la bête". Je leur ai suggéré cette année de casser cette image de "français = romantisme" et de jouer quelque chose de moins romanesque parce que le département français n'a jamais proposé de pièces sur d'autres thèmes (l'année dernière, c'était donc "La belle et la bête", et auparavant"La petite sirène", "Cendrillon",...).

On voit que mes conseils ont été écoutés puisque, cette année, les 2ème année ont décidé de jouer .... "Tristan et Iseult" ! Passez-moi l'expression mais "plus romantique, tu meurs". Cela dit, je crois que cela reste préférable à "Pierre et Jean" de Maupassant. Où ont-ils été chercher cette idée ? Ils l'ont étudié en cours de lecture, me semble-t-il. Après être tombés de Charybde en Sylla, "Tristan et Iseult" se révèle être un moindre mal en définitive.

En fait, je garde plutôt un bon souvenir des répétitions de l'année dernière car on s'y amusait beaucoup mais c'est surtout la soirée qui avait été pénible. Enchaîner plus de 3h non-stop de scènes toutes plus ou moins équivalentes et où nous ne comprenions rien puisque les étudiants jouent dans la langue du département qu'ils représentent (soit 6 départements : anglais, espagnol, français, allemand, japonais et coréen)....

Cette année, la soirée devrait être moins imbuvable car les organisateurs ont eu la bonne idée de la couper en deux : donc rendez-vous est pris pour les 11 et 12 décembre.

En attendant, mes étudiants répètent avec ardeur. Je trouve que leur pièce est meilleure que l'an dernier : déjà, elle est plus longue; les personnages sont un peu plus nombreux et leur histoire un peu plus complexe; ils ont rajouté des scènes de bataille, de couronnement, de danses; les musiques choisies correspondent bien à chaque scène et l'une des "actrices" est vraiment excellente.

Evidemment, les paroles sont assez naïves mais ce sont les étudiants qui ont écrit les dialogues (j'ai uniquement corrigé quelques répliques) et ils ont privilégié des expressions simples et des phrases courtes plus faciles à retenir. En outre, vu que la majorité des spectateurs ne comprendra pas leurs paroles, il est inutile de chercher du vocabulaire trop soutenu.

J'ai fait quelques vidéos de la séance de répétition de lundi dernier mais, comme ils s'entraînent dans le hall du bâtiment où se trouve leur classe attitrée, les bruits de passage couvrent la moitié des paroles. J'essaierai d'en ajouter plus tard. Néanmoins, voici quelques photos (très sombres, je sais, mais l'éclairage dans ce hall est défectueux).

Avant cela, il faut quand même que je fasse un bref résumé car les étudiants ont modifié un certain nombre d'éléments par rapport à l'histoire originale. On a toujours bien un Tristan et une Iseult mais pas de filtre d'amour. Voici l'histoire :

Il était une fois un jeune et courageux chevalier, Tristan, qui tomba amoureux d'une magnifique jeune fille, Iseult. Le roi de ce pays qui avait entendu parler de sa beauté  décida de l'épouser malgré ses refus. Elle finit par accepter en échange de la vie de son bien-aimé. Celui-ci fit un esclandre lors du mariage et défia le roi en duel. Ce dernier, bien que blessé, tint sa promesse et se contenta d'exiler le rebelle. Tristan trouva refuge dans un autre royaume où ses exploits à la guerre le firent remarquer par le roi qui lui offrit sa fille en mariage. Il commença par refuser car il était toujours épris d'Iseult. Mais le roi offensé par son refus menaça de le tuer. Sa fille, qui aimait Tristan, implora celui-ci de l'épouser pour sauver sa vie. Il se laissa convaincre. Les années passèrent mais le couple n'était pas heureux car le jeune homme ne parvenait pas à oublier Iseult. Un jour, après une grande bataille, Tristan fut ramené au château gravement blessé après avoir sauvé la vie du roi. Celui-ci souhaita lui accorder un dernier voeu avant qu'il ne succombât pour lui montrer sa reconnaissance. Tristan demanda à revoir une dernière fois Iseult. Un messager fut envoyé mais lorsqu'une voile blanche commença à poindre à l'horizon, la femme de Tristan, jalouse et malheureuse, annonça à son mari agonisant qu'il s'agissait d'une voile noire. Désespéré, il rendit l'âme. Iseult surgit à cet instant et courut près de lui, mais il était trop tard; effondrée, elle se suicida.

Comme je l'avais précisé, les étudiants ont adapté le scénario....

Voici le roi n°1 et Iseult en train de se disputer (oui, je sais, on a l'impression qu'ils dansent).

















Tristan face au roi n°2 qui le félicite pour sa bravoure.

















Dans les dernières scènes : Iseult vient d'arriver mais elle découvre que Tristan est déjà mort.
















Si c'est pas mignon tout ça !...

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 09:13
Vivre à l'étranger à cela de bien que l'on peut avoir la chance de participer à des activités et de vivre des expériences inédites que l'on n'aurait probablement pas la possibilité de connaître en restant dans notre pays. Et tout ceci pour une unique raison : on utilise ce qu'on a - ou plutôt qui on a - sous la main car le nombre d'étrangers est relativement limité en-dehors de notre métropole.

Je m'explique : je viens de gagner 100 yuans pour une heure de... participation à l'enregistrement de dialogues en français pour un site internet dédié à l'apprentissage des langues.

En fait, ce site est destiné aux Chinois qui souhaitent apprendre l'anglais. Vous pouvez d'ailleurs aller y jeter un coup d'oeil (www.takeawaylanguges.com.cn) sauf que vous n'y comprendrez rien ou pas tout car une grande partie de l'interface est en chinois.

Et, bref, ma voisine de palier, une prof américaine qui connaît le concepteur (pour la partie chinoise du site) basé à Qingdao, m'a dit qu'il cherchait deux locuteurs français pour enregistrer la version française (pas encore en ligne). Evidemment, je n'ai pas hésité et j'ai appelé la personne en question avec qui j'ai travaillé tout l'après-midi hier pour retraduire une partie des dialogues avant de les enregistrer aujourd'hui avec un des étudiants français présent sur le campus.

On nous a donc payé 100 yuans chacun pour l'enregistrement et moi j'ai reçu 200 yuans supplémentaires pour avoir aidé l'Américain hier.

En fait, il m'a assuré que les phrases avaient été traduites par un Français natif et qui avait l'habitude de la traduction mais lorsque j'ai lu des phrases du genre : "J'ai le goût pour manger des mets chinois" (la phrase anglaise était "I feel like eating chinese food") ou "Je m'en vais aux boutiques" (pour "I'm going to do shopping"); on peut douter. Ah, ça oui, il a traduit depuis l'anglais, mais pour moi traduction signifie réussir à transmettre dans la langue cible l'idée exprimée dans la langue source. De même que la phrase "Prendriez-vous du thé ?" me semble improbable car qui s'exprime d'une façon aussi précieuse en France aujourd'hui?
J'ai donc retravaillé tout cela et l'Américain était plutôt d'accord avec mes remarques. J'ai aussi dû faire une traduction de chaque mot car le site est ainsi fait que les étudiants peuvent cliquer sur chaque phrase
et sur chaque mot pour les écouter et en connaître le sens.

Pour l'instant, nous n'avons traduit et enregistré qu'une vingtaine de courts dialogues très simples ("Je m'appelle...: quelle heure est-il ?;..."); et il m'a proposé de retravailler pour lui plus tard quand il aura développé la suite. Le problème, c'est que je croule sous les cours et les propositions de travail (une autre famille française m'a demandé de donner cours à un de leur fils niveau CE2; une de mes étudiantes m'a dit qu'elle connaissait une famille chinoise qui cherchait un prof français pour leur enfant,...). Et mine de rien, la traduction prend beaucoup de temps même pour des phrases simples, surtout avec son système de traduction de chaque mot.
Je lui ai donc laissé entendre qu'à l'occasion, je ne dis pas non mais que je privilégiais d'abord mon métier de prof. Par contre, pour les enregistrements, pas de problèmes car ils prennent peu de temps et sont mieux payés ! (non pas que je sois vénale, mais un peu quand même ! :-)

Et voilà comment, par hasard, un jour, le monde entier entendra ma "belle" voix sur internet ! :-)
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 17:54
Voici quelques articles à venir sur des sujets plus légers que ces derniers temps et que j'avais oubliés.

Le week-end du 10 mai, je me suis rendue à Beijing avec 4 de mes étudiants. Encore partie en vadrouille, cette Armel, allez-vous penser de suite. Non point ! J'y suis allée dans le cadre de mon travail. Si, si, c'est vrai !

Ce week-end inoubliable était .... celui du concours de la chanson dont je vous ai déjà parlé. Et ce fut tout une aventure.

Commençons par le commencement. 3 de mes étudiants (sur les 4) n'avaient jamais pris le train et l'aventure a débuté pour eux dès l'entrée dans la gare de Qingdao. Cette mention de ce petit détail me semble significative : je crois que je peux parler plus légitimement que d'autres expatriés des conditions de vie des Chinois car je fréquente une proportion assez représentative des Chinois moyens - voire pauvres. Beaucoup de mes étudiants sont issus de la campagne et rares sont ceux qui ont quitté la province du Shandong. Donc, il faut bien le reconnaître, l'objectif de mes 4 étudiants était moins de gagner le concours (ce qui était couru d'avance, sans vouloir être méchante :-) que de découvrir la capitale de leur pays, et ce gratuitement puisque l'ambassade remboursait les frais de transport et nous payait l'hôtel. On pardonnera ce péché véniel, qui n'a pas rêvé à 20 ans de voir du pays ? Toujours est-il qu'il ne faut pas nous laisser éblouir par la brillante façade qu'affiche la Chine : une grande partie de sa population vit encore très chichement. C'est assez inimaginable de penser que des jeunes de 20 ans n'ont jamais pris le train alors que c'est bien meilleur marché qu'en France.

Finalement, je me suis retrouvée tout naturellement à les guider dans la gare et à leur expliquer comment fonctionnait le système car mon expérience de "grande" voyageuse en Chine me désignait de fait comme le chef ide l'expédition !

Nous voilà dans le "TGV".

De gauche à droite : Catherine, moi-même, Hélène et Annie.















Ah oui, j'ai oublié un léger détail : n'ayant pas réussi à trouver une place dans le train de nuit de vendredi (environ 9h-10h de trajet pour arriver à Beijing), nous avons dû rabattre sur le TGV (soit 6h de route ce qui n'est pas extraordinaire) vers 17h30. Le problème, c'est que nous sommes arrivés à.... 23h30 ! Or, l'ambassade ne nous payait qu'une nuit d'hôtel, du samedi au dimanche, et mes étudiants - désargentés - ne voulaient pas payer un hôtel même bon marché. Nous avons donc passé la nuit au McDo, gratuitement. Cela faisait au moins 15 ans que je n'avais pas mis les pieds dans un McDo. En tout cas, je retiens l'adresse : c'est très pratique. car ils (peut-être pas tous) sont ouverts toute la nuit. Et, beaucoup de voyageurs attendant de prendre leur train ou venant d'arriver s'y installent même sans consommer. On peut donc bénéficier de sanitaires propres, d'un endroit bien chauffé pour se poser et le tout gratuitement car la nuit les clients sont peu nombreux et les employés laissent les voyageurs s'installer sans les chasser ou sans leur demander de commander quelque chose. Bref, le bon plan. Dommage qu'ils n'offrent pas de lits !

Nous avons donc passé le reste de la nuit à sommeiller, jouer aux cartes, lire, papoter.... C'était plutôt sympa en dépit de la fatigue. Nous avons quitté le McDo vers 4h30 car les étudiants voulaient assister au lever de drapeau sur la place Tian'an men. Nous n'étions pas sûrs de l'heure exacte car la cérémonie se fait au moment du lever du soleil; vers 5h du matin à cette époque de l'année. En fait, Pierre, mon 4ème étudiant, avait parlé au cours de la nuit avec un homme qui venait de sa région natale et qui lui avait dit qu'il ne fallait que 20 minutes pour rejoindre la place Tian'an men. Or, ayant parcouru Beijing de long en large, j'étais persuadée qu'il fallait au moins une demi-heure. Mais les étudiants faisaient plus confiance à un Chinois, donc nous avons dû courir une bonne partie du trajet; ce qui fut une bonne chose finalement car il faisait pluôt frisquet ce matin-là. La "Longue Marche" s'est donc transformée en course de vitesse.

A 5h01, nous avons atteint la place. La cérémonie avait à peine commencé mais il y avait foule et les étudiants - surtout Pierre, plutôt très patriote et pro-militaire - étaient très déçus de ne pas voir les soldats. Nous avons néanmoins vu le drapeau se lever. Beaucoup de Chinois présents appartenaient à des groupes organisés; donc même à 5h du matin, ne vous attendez pas à pouvoir échapper aux casquettes rouges.









Nous avons passé - ou plutôt les étudiants ont passé - la demi-heure suivante à se faire photographier sous toutes les coutures devant chaque monument de la place. J'ai été très surprise de voir le nombre de policiers présents. Il y en avait même dans les passages couverts pour traverser les rues mais le pire, c'est qu'ils contrôlaient tous les sacs un peu volumineux, genre sac à dos. Lorsque j'étais venue à Beijing l'été dernier, je n'avais pas remarqué une telle présence. Je me demande si la sécurité est renforcée lors de la cérémonie du lever du drapeau ou si c'est une mesure récente liée aux JO. Je ne suis pas repassée par là dans la journée donc je n'ai pas pu vérifier mes hypothèses.


A 6h du matin, malgré le soleil qui pointait, il faisait encore très frais, surtout que le vent soufflait fort. En outre, notre nuit blanche nous laissait épuisés. Nous avons donc décidé de rejoindre l'auberge de jeunesse et de nous y reposer même si les chambres n'étaient pas encore libres. Or, nous avons erré très longuement. L'ambassade avait eu la bonne idée de ne nous joindre ni plan ni explication. Les étudiants m'avaient dit qu'ils avaient vérifié l'adresse; mais je me suis aperçue qu'ils ne s'étaient renseignés que sur le genre de l'hôtel et non sur sa situation géographique. Heureusement, j'avais emporté un plan de Beijing, souvenir de mon premier voyage, qui ne nous a pas vraiment été utile car il n'était pas assez précis. Nous avons demandé notre chemin à de multiples reprises et avons beaucoup marché, pris le métro, plusieurs bus, dû téléphoner à l'auberge...
J'ai laissé les étudiants mener l'affaire parce que je les pensais plus capables que moi ayant la possibilité de demander le chemin et de se le faire expliquer clairement mais je vois que je m'en sors 10 fois mieux quand je me balade toute seule même sans bien maîtriser la langue de Mao (ça fait tout suite moins chic que la "langue de Shakespeare").

Bref, 2 bonnes heures plus tard, nous sommes parvenus à destination, épuisés. Nous avons enfin pu poser nos affaires et nous affaler sur de bons matelas. Nous avons dormi jusqu'à 11h du matin, avons déjeuné dans le quartier et avons gagné le Centre Culturel où se déroulait le concours. Mes étudiants devaient passer à 15h mais il y avait d'abord un concert d'un Français - dont j'ai oublié le nom, je chercherai à l'occasion - dont les chansons n'étaient pas mal du tout.








Et là, le titre de cet article trouve enfin son explication : star "accablement", surtout pour moi. "Euh, non non, je ne connais pas ces étudiants" étais-je tentée de répondre aux regards qui convergeaient vers nous une fois que les étudiants ont eu terminé leur prestation. Ce fut homérique : aucun doute que le jury se souviendra longtemps de ce groupe comme .... le pire ! Pour la défense de mes poulains, je dirais qu'ils sont passés les premiers; ce qui n'est jamais facile et pas moyen de comparer ou de rectifier certains détails en fonction des prestations des autres. Mais une part de cet échec me revient car j'aurais dû mieux les préparer au niveau scénique. Nous nous sommes surtout concentrés sur l'aspect purement musical de la chanson sans trop nous préoccuper de l'interprétation. Il faut dire que nous partions déjà de très loin pour la voix, alors pour l'interprétation ! En plus, mes étudiants n'ont pas pensé à décrocher le micro de son support; donc ils sont restés plantés, debout, sans un geste, devant leur micro, raides comme la justice. Zéro pour l'interprétation.

Mais même au niveau musical, ce fut assez catastrophique. Annie qui chantait "l'Alizée" de Alizée (pour ceux qui connaissent; c'est-à-dire les moins de 20 ans :-) ) était décalée par rapport au rythme; Hélène qui chantait "Moi, Lolita" de.... Alizée a passé les 3/4 de la chanson à fixer obstinément le tapis de la scène;



Pierre ne laissait passer aucune émotion pendant les moments musicaux de sa chanson "J'ai demandé à la lune" du groupe Indochine.

Enfin, last but not least, la palme revient à Catherine qui avait choisi - à mon corps défendant, je tiens à le préciser - une chanson de Mylène Farmer "Qi". Or, première chose, Catherine ne chante pas très juste et, en plus, cette chanson était trop aiguë pour elle. Mais, surtout, surtout, c'est une chanson très, très ....  disons pleine de sous -entendus, de jeux de mots très équivoques. Je lui avais dit qu'en optant pour une telle chanson, elle devrait jouer sur l'interprétation car sinon elle risquait d'être ridicule. Et cela n'a pas raté. Elle n'a jamais chanté aussi faux et elle donnait l'impression de ne pas comprendre ce qu'elle chantait alors que cette chanson était justement celle dont on ne pouvait pas ignorer le contenu.

Bref, j'ai laissé les étudiants choisir leur titre parmi les chansons proposées par l'ambassade mais l'année prochaine, je mettrai beaucoup plus mon grain de sel parce qu'entre les chansons que tous les étudiants prennent du genre "Alizée" (car c'est le tye de chanteuse gnan-gnan qu'ils apprécient), ou les chansons que personne ne choisirait, du style "Qi", sauf à faire une prestation exceptionnelle, nous n'avions aucune chance de gagner !

Cela dit, en sortant, les étudiants ne se faisaient guère d'illusions heureusement et étaient conscients qu'ils n'avaient pas été les plus remarquables, et c'est un euphémisme.

Le soir, pour nous changer les idées, nous sommes allés faire un tour à Wangfujin; un des quartiers commerçants de Beijing. Personnellement, c'est le genre d'endroit qui m'ennuie car il n'y a rien à y faire mais les magasins intéressent toujours plus les Chinois que les monuments.

Programme du dimanche : les étudiants sont allés à la Cité interdite mais je ne les ai pas accompagnés car je l'avais déjà vue et une fois me suffisait. En plus, il pleuvait et faisait froid; alors j'ai fait la grasse matinée et suis allée me balader dans un quartier que je ne connaissais pas encore, dans des hutongs, mais ce n'était pas très intéressant. J'ai rejoint les étudiants à 14h et nous avons passé le reste de l'après-midi à ne pas faire grand-chose car ils étaient fatigués de leur matinée (évidemment ! ce sont des Chinois, après tout, et marcher toute une matinée est un grand effort pour eux). Et comme il faisait froid, les filles ne voulaient plus faire de visites à l'extérieur donc ils n'ont même pas vu le temple du ciel ou le palais d'été. Pfff; je pensais que le fait de découvrir Beijing pour la première fois les enthousiasmerait tellement qu'ils auraient plein de projets, mais non (je critique mes étudiants mais je les adore et leur pardonne toutes leurs faiblesses !). Finalement, les filles ont obtenu gain de cause et nous avons passé tout l'après-midi à Xidan, autre quartier commerçant. Puis nous sommes retournés à la gare pour prendre le train de nuit pour Qingdao.





Somme toute, les étudiants ont été assez déçus par Beijing : ils ont trouvé la ville trop grande, les distances trop importantes; les gens démodés, les immeubles très vieux par rapport à Qingdao. Dans les quartiers commerçants, ils ont remarqué qu'ils pouvaient acheter la même chose à Qingdao et moins cher alors qu'ils s'attendaient à ce que tout soit plus exceptionnel, très différent,... .Ils ne savaient pas trop ce qu'ils découvriraient mais ils m'ont avoué que Beijing n'avait rien de si extraordinaire que cela.

Et le week-end s'est terminé sur cette remarque de Catherine à mon sujet : "En tout cas, c'est bien de voyager avec toi : on se sent très regardés". Je veux bien croire que ce soit amusant pour elle, on voit que ce n'est pas elle qui joue le rôle de monstre de foire !...

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 05:17
Non, je rigole !

Voici l'article de presse que j'évoquais la dernière fois :

undefinedLe titre de l'article parle des musiciens français qui viendront enregistrer les enfants chantant leur chanson sur les JO.
 


















undefined
la journaliste m'a fait poser comme une idiote devant un synthétiseur pour faire genre : "on apprend la chanson".


















Donc, après l'article de presse, voilà que je suis passée à la radio et au JT de Qingdao à 18h vendredi (je ne l'ai pas vu parce que j'avais un cours à ce moment-là, mais l'école primaire a dû l'enregistrer).

Ces interviews ne sont pas liées directement à mon travail ni à moi-même, d'ailleurs, mais c'est toujours en rapport avec les chansons écrites par les écoles françaises et chinoises sur les JO.

Ainsi, vendredi matin, la directrice, la responsable du département d'anglais de l'école primaire et une des profs  d'anglais sont venues me chercher à la fac et nous nous sommes rendues à la station télé de Qingdao (QTV) où nous avons été rejointes par 4 de mes petits élèves. On nous a conduits dans un minuscule studio au 16ème étage où les journalistes et l'école ont échangé de longs palabres en chinois auxquels je ne comprenais rien. Finalement, les journalistes radio ont commencé à tendre leur micro vers la responsable du départemement d'anglais (qui ne parle pas anglais, au fait) qui a répondu aux questions ... en lisant ce qu'elle avait préparé (ce n'est pas juste car quand moi j'ai demandé ce que je devais dire pour que je prépare un peu aussi, personne n'a pu me répondre). Idem pour les enfants qui avaient bien appris leur texte. J'ai entendu mon prénom à plusieurs reprises mais aucune idée de ce qu'on pouvait dire...

Ensuite, .... moi. On ne m'a pas posé beaucoup de questions, juste ce que je pensais de Qingdao, comment je trouvais les chansons écrites par les enfants (je ne savais pas si je devais parler de la version écrite par les enfants chinois de l'école ou de la version française écrite par une école de Brest et que j'enseignerai à mes élèves; j'ai donc parlé vaguement des 2); si j'attendais les JO avec impatience (tu parles, je serai en France à ce moment-là !); si je garderai un bon souvenir de cette expérience (ben, si je comprenais mon rôle dans cette affaire, oui peut-être....). Voilà, à peu près tout. Franchement, je ne me souviens plus vraiment de mes réponses car c'était très rapide et comme ce n'était pas clair (de quelle chansons devais-je parler ???), mon discours était inintéressant au possible avec plein de phrases "bateaux" (les valeurs des JO : l'important c'est de participer, l'amitié, les échanges entre les peuples, blablabla; enfin, vous voyez le genre.... on n'y croit pas une seconde mais fallait bien que je fasse semblant d'être positive....).
Ensuite, rebelote avec la télé. Ca ne me stressait même pas, je me sentais presque blasée ou plutôt indifférente, tellement cela s'apparentait à une mascarade. Si ça se trouve, ils m'auront même coupée au montage ! Ce que j'espère parce que vu mes réponses...

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi la directrice se démène autant pour faire parler de son école et essayer de montrer que la chanson écrite par les élèves de son école est meilleure que celle des deux autres écoles. J'ai demandé des précisions à un Français qui s'occupe de cette affaire aussi qui m'a confirmé que les chansons des 3 écoles seraient enregistrées (pour être mises sur cd ensuite); et donc la directrice n'a pas besoin de faire tout cela puisqu'il n'y aura pas sélection.

Finalement, ce qui me dérange le plus dans cette situation, ce n'est pas le fait de "donner des interviews" (ça a l'air super sérieux dit comme ça), mais c'est plutôt de ne pas en connaître les tenants et les aboutissants. A quoi rime tout ce "cirque" ?

Ah, et j'ai oublié d'en parler mais on m'a demandé de mentir sur ma fonction (finalement les journalistes ne m'ont pas posé la question mais il est possible que la directrice dans son interview l'ait dit pour me présenter). En effet, je ne suis pas censée être prof de français dans cette école primaire mais "French culture adviser"; ça en jette, n'est-ce-pas ? La raison ? Là encore, cela fait partie des mystères et des méandres de l'administration chinoise, mais apparemment les écoles ne seraient pas libres d'ajouter des cours non-obligatoires (à moins de payer une taxe, probablement). Donc, on me présente en tant que conseillère qui vient faire des conférences sur la France de temps en temps. Et, ça m'a bien fait rire car avant l'interview, la directrice a posé la question à mes élèves : "est-ce que c'est votre professeur de français ?" et les élèves de répondre en choeur "non (et le reste, je ne le connais pas en chinois)". Aucun doute, le lavage de cerveau fonctionne très bien en Chine.

Il est possible que ça ne s'arrête pas là car on m'a parlé de donner une autre interview prochainement (encore sur ces maudites chansons ???). Affaire à suivre, donc.... Ah, célébrité, quand tu nous tient ! ....

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 13:02


J'ose à peine évoquer le sujet mais, étant donné que je n'ai cessé de vous parler des répétitions, vous voulez certainement savoir le résultat de la soirée de représentations des pièces de théâtre des 6 départements de langue étrangère de Qingdao. (au fait, de la soirée, j'ai très peu  de photos car la scène était souvent très sombre. Par contre, j'ai beaucoup de vidéos mais comme leur taille est vraiment énorme, je renonce à les mettre en ligne, désolée !)

Le département français qui gagnait généralement le premier ou le second prix s'est retrouvé cette année bon troisième, autrement dit dernier puisque les départements espagnols et coréens ont également obtenu la troisième place. Les Allemands et Japonais ont gagné la deuxième place et les Anglais ont remporté le premier prix. Si je veux être honnête, c'est la pièce anglaise que j'ai préférée car, contrairement, aux autres qui donnaient toutes dans les histoires d'amour plus ou moins contrariées, celle-ci a mis en scène l'histoire du "Magicien d'Oz" avec beaucoup d'humour. Il n'y avait donc ni mièvrerie, ni drame familial et cela faisait du bien car passant les derniers (et ce, au bout de presque 3h d'affilée !), il fallait vraiment de l'humour et un bon jeu d'acteurs pour donner envie d'être attentif. 

Ne voyez pas en moi déloyauté ou critique envers mes étudiants mais il faut reconnaître que le scénario de la pièce française était un peu creux et manquait de complexité et de dialogues. Il est également vrai que je n'ai jamais vraiment été enthousiasmée à l'idée qu'ils présentent "La Belle et la Bête". J'aurais préféré qu'ils élaborent leur propre scénario et surtout qu'ils cassent cette image de la France et des Français "romantiques" ! Lorsque je le leur ai suggéré, ils n'étaient pas d'accord car ils trouvaient justement que c'était mieux de faire quelque chose de romantique pour représenter la France, pour coller au stéréotype et pour ainsi remporter l'adhésion du public. C'est incroyable mais j'ai beau leur expliquer que c'est un cliché, les étudiants restent persuadés que France = romantisme... Les stéréotypes ont la vie dure, décidément! 
Bref, pour en revenir à la pièce, malgré ses défauts, j'aurais tellement voulu que l'on gagne ! En sortant, j'ai vu mes étudiants complètement effondrés, les uns au bord des larmes, les autres abattus, silencieux, tristes alors qu'ils sont généralement si plein de vie, de bonne humeur et si joyeux. Le spectacle de mes pauvres étudiants désespérés me serrait le coeur. Ils ont tellement répété, dépensé du temps et de l'argent (notamment pour la location de costumes) et cela en vain car on n'offre rien à ceux qui n'arrivent que troisième. Je pense que les étudiants des autres départements n'ont pas moins répété mais c'est différent car je peux vraiment témoigner des efforts fournis par les miens. Je n'imagine pas, je SAIS à quel point ils ont travaillé sérieusement la pièce. Et c'est pour ça que la défaite est si amère...

Comme lot de consolation, le département français a obtenu le prix des meilleurs costumes et un autre aussi. Mais la remise des prix s'est effectuée très rapidement car, à mon avis, nous avions dépassé le temps prévu donc je n'ai pas bien saisi tout ce qui s'est passé à la fin (surtout que tout était annoncé en chinois) : je voyais des élèves monter sur scène à qui l'une des sommités de l'université remettait un beau "diplôme", et hop, aussitôt une nouvelle "fournée" d'étudiants remplaçait les autres. J'ai d'ailleurs reçu moi-même un prix, celui du prof qui a le plus aidé les étudiants (Claire l'a également reçu), à l'instar d'autres profs pour chacun des 5 autres départements de langue étrangère. Mais c'était le dernier prix de la soirée et il n'y avait déjà presque plus personne dans la salle (il faut dire que les dortoirs des élèves ferment vers 22h30 et qu'il était déjà l'heure pour eux de rentrer! la soirée avait quand même débuté à 17h30 pour information. Et cela sans aucune pause ni aucun entracte...S'il fallait du courage pour les étudiants, il en fallait aussi pour les spectateurs !). 

Conclusion de la soirée : alors que le département anglais exprimait pleinement sa joie, nous, nous sommes rentrés la tête basse. Surtout que j'ai oublié de vous dire que la directrice du département de français était présente et faisait même partie du jury (à l'instar des autres directeurs de département, en fait). Pour relativiser, il faut se dire que tout ceci n'est cependant qu'une sorte de mascarade et que tous les départements reçoivent divers prix (costume, musique, décor, scénario, acteurs...), peut-être pour ménager "la face" des directeurs et profs présents ou pour ne décourager personne ! Alors sachant que le département français avait déjà gagné à plusieurs reprises le premier prix, c'était aussi l'occasion de le donner aux Anglais qui ne l'avaient peut-être jamais obtenu auparavant. Je ne cherche pas une excuse, je reconnais que nous n'étions pas les meilleurs mais il faut juste nuancer les résultats et comprendre qu'ils sont issus d'âpres négociations... Et dire que le lendemain, mes étudiants avaient examen d'anglais... Ah que le monde est cruel et injuste ! 



undefinedPremier à passer : le département allemand. Peut-être le scénario le plus intéressant de la soirée. Généralement, pièce très bonne mais rarement récompensée. Selon une de mes étudiantes, les pièces du département allemand sont plutôt "intello" mais il y a trop de paroles et pas assez de tape-à-l'oeil comme aiment les Chinois....
Difficile d'expliquer l'histoire car la pièce était évidemment en allemand et les résumés intermédiaires en chinois, alors pour moi qui ne parle pas un mot d'allemand et si peu chinois... Heureusement, Claire, une des profs chinoises de français, était là pour me traduire les résumés chinois. Je ne vais pas m'amuser à vous raconter l'histoire mais pour faire court, c'est plutôt un drame : l'héroïne meurt après avoir tué son bébé (né hors-mariage ! ho ! schoking ! c'est peut-être pour cela qu'ils n'ont pas obtenu le premier prix....) non sans que son frère et sa mère soient également morts suite à son déshonneur... Le tout accompagné de sorcière, anges et autres démons.



P1060116.JPGQuatrième pièce : les Coréens (entre temps, il y a eu les Japonais - pas de photos mais des vidéos - et les Français, voir plus bas). Une histoire de méchante belle-mère, de fille qui se sacrifie pour soigner son père malade et qui se retrouve transportée au 21ème siècle (grâce à une fée)  près d'une star de la chanson. Ils finissent par se marier, le père étant présent lors de leur mariage par on ne sait quel miracle et la belle-mère punie.








P1060122bis.jpgCinquième pièce : le département espagnol. Alors là, je n'ai rien compris. D'une part car les micros n'étaient pas bien placés et on n'entendait pas ce qu'ils disaient et d'autre part, je commençais sérieusement à saturer. Pour résumer le scénario : une histoire de frère et soeur où le frère se retrouve dans un pays lointain et enneigé. La soeur décide de partir à sa recherche mais lorsqu'elle le retrouve, son frère a totalement changé : il est devenu méchant, égoïste et la rejette parce qu'il a été victime d'un maléfice lancé par une sorcière (et oui, encore une!). Enfin, tout s'arrange mais j'ai peut-être piqué un petit somme parce que je n'ai aucun souvenir de la fin. Il me semble bien avoir vu aussi des anges (et oui, encore d'autres!), un palais, une reine blanche... Bref, c'était assez long et soporifique pour tout dire. Mais ce n'était pas vraiment de la faute des étudiants...


P1060157.JPGSixième et dernière pièce : les Anglais. En photo, l'héroïne qui a rencontré dans un autre monde un lion et un robot puis un épouvantail un peu plus tard. Il leur arrive diverses aventures plus ou moins dangereuses mais tout finit bien et la jeune fille, qui avait quitté sa famille en colère, se rend compte que l'aventure, c'est bien, mais la sécurité d'une famille, c'est encore mieux. Enfin, c'est ce que j'ai crû comprendre...








Et partie spéciale pour le département français : je n'ai pris que des vidéos lors de la soirée mais j'ai des photos en costume de la répétition !
 P1050410.JPG
Scène 1 : bal costumé dans le palais du prince. (dans l'ordre de gauche à droite : Elisabeth, Sophie, Caroline, Catherine)













P1050315.JPGUne sorcière masquée danse avec le prince. Lorsqu'il connaît son identité, il la rejette alors qu'elle lui offre son amour. Elle le transforme en bête par vengeance.
(le prince/la bête : Marc; la Sorcière : Juliette, excellente soit dit en passant)











P1050332.JPGScène 2 : Alors que la Belle "trime" (jolie robe pour le ménage, non ? c'est mieux qu'un tablier, en tout cas...), une de ses soeurs se fâche car la Belle a malencontreusement tâché sa belle robe avec son balai.
(une des soeurs : Elisabeth; la Belle : Loria)











P1050338.JPGLe père de la Belle est rentré de voyage et a rapporté une belle rose qu'il offre à ses filles qui se disputent pour l'avoir (excepté la Belle). Peu après surgissent deux soldats du prince venus capturer celui ou celle qui a cueilli la rose en question.
(le père : Léon; soldat de gauche : Pierre; soldat de droite : David)









P1050348.JPGLes deux soldats tardant, le prince/la bête surgit et a le coup de foudre pour la Belle; il l'a fait arrêter par ses soldats et l'emmnène dans son château malgré les protestations du père de la Belle qui avoue être le coupable.











P1050363.JPGScène 3 : Le temps passe et la Belle commence à s'attendrir devant la gentillesse de la Bête.














P1050367.JPG
La Bête ne sait comment déclarer son amour mais la Belle surprend ses paroles.













P1050379.JPGScène 4 : la sorcière a surpris les tendres regards lancés entre les deux protagonistes. Elle demande du prince de choisir entre elle et la Belle. Il choisit cette dernière alors la Sorcière arrache tous les pétales de la rose avec laquelle elle avait condamné le prince à devenir une bête. La Bête s'effondre dans les bras de la Belle qui revenait de chez son père.









P1050385.JPGAlors que la Belle pleure désespérement, regrettant de ne pas avoir compris à quel point la Bête l'aimait, trois anges apparaissent et ressucitent le prince.













P1050389.JPGLe prince qui a toujours l'apparene d'une Bête (car s'il est revenu à la vie, les anges n'ont pas pu contrer la malédiction de la Sorcière) demande la Belle en mariage. Elle accepte.











Et la scène du baiser final ???? Celle que vous attendez depuis le début ? Et bien, non, je la coupe. Après tout, je suis en Chine... Et comme c'est ce qu'ils font pour tous les films , même les films étrangers, (enfin peut-être pas pour les scènes où il y a juste un baiser), je fais pareil ! Car, en effet, âmes sensibles s'abstenir : voir l'imitation d'un baiser aussi peu crédible aurait en effet de quoi choquer ! lol
Je suis méchante car après tout, les pauvres, ils avaient une bonne vingtaine de spectateurs pendant la répétition  (qui se tenait dans le hall, comme d'habitude, c'est pourquoi tout ceux qui étaient de passage s'arrêtaient pour observer la scène). Donc, pas évident dans ces conditions et surtout que ce sont des Chinois,  même si "c'était pas pour de vrai".... C'était très mignon, en tout cas !
Je mettrai la vidéo en ligne un jour peut-être...







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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 17:56



PC210051.JPGVendredi soir, une soirée était organisée pour les étrangers (profs et édudiants) de l'université de Qingdao. Soirée un peu longue peut-être mais très sympa dans l'ensemble avec des prestations homériques : je parle de notre chanson chinoise, nous les profs étrangers










et je pense également à la chanson "Dans les prisons de Nantes" que deux des étudiants français m'ont invitée à chanter avec eux. Autant dire que le spectacle ne devait pas manquer ... d'originalité  : moi, en costume traditionnel chinois, en train de massacrer cette chanson bretonne... Bon, le ridicule ne tue pas et comme les garçons chantaient de bon coeur, ma pitoyable prestation est peut-être passée inaperçue...







PC210045.JPGIl y a eu également des démonstrations d'arts martiaux, des chansons chinoises, des petits concerts avec des instruments traditionnels, des danses traditionnelles ou pas,.... et tout cela autour d'un délicieux repas. 












Je ne m'étais jamais aperçue qu'il y avait autant d'étudiants étrangers à l'université de Qingdao. Il y a également eu une remise de diplômes et de cadeaux pour les meilleurs étudiants de chaque classe et - bizarrement (pas si surprenant que cela, en réalité) - les meilleurs étudiants étaient tous ou Coréens ou Japonais. Comme quoi, la proximité linguistique joue un rôle dans l'apprentissage d'une langue étrangère.

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 20:02

Bien qu'en Chine - pays où Noël n'est encore que marginalement célébré - il me tarde d'y être ! Mais peut-être pour des raisons différentes de celles si j'étais en France... En effet, j'ai hâte d'être à Noël parce pour qu'enfin le mois de décembre se termine. Et voilà, vous allez vous dire que je commence à en avoir marre de la Chine. Non, non, je vous rassure, ce n'est pas du tout le cas ! Simplement, je vis un mois de décembre très chargé : cours, répétitions diverses et voilà que j'ai appris cette semaine que je devais préparer les examens de janvier et donner les sujets à imprimer.... cette semaine. Ou en début de semaine prochaine ! Sympa de me prévenir à l'avance. C'est vrai que j'aurais dû commencer à y penser mais j'attendais qu'on me précise les dates. En fait, s'il y a bien une chose qui m'insupporte en Chine, c'est ce flou artistique. La clé, ici : être flexible, prêt à changer ses plans à tout moment. Je pourrais penser que ce phénomène est particulier à mon département mais je tends à croire que c'est une façon d'agir assez générale. J'en veux pour preuves les faits suivants : 
1) nous n'avons appris que la semaine dernière que le spectacle théâtral des étudiants en langue étrangère ne se tiendrait plus le 23 décembre mais le 6 janvier 
2) nous avons appris lundi dernier que la soirée où nous (les profs étrangers) devions chanter devant le maire avait été annulée (on en ignore la raison peut-être ont-ils pensé que nous étions trop nuls et qu'ils ne voulaient pas nous faire perdre la face !...)
3) il est arrivé qu'un étudiant s'excuse de ne pas avoir fait tel exercice ou tel essai demandé par le prof car il a eu un empêchement la veille, sachant que le prof - moi, en l'occurrence - avait donné le devoir à faire une semaine plus tôt. C'est vrai que les étudiants français ont également tendance à tout faire au dernier moment mais, ici, c'est très généralisé, me semble-t-il.
Et je ne parle pas des horaires fluctuants, des dates de vacances dont personne ne semblent savoir le début ou la fin... Bref, cela m'agace profondément de devoir faire avec cette organisation ou plutôt cet apparent manque d'organisation.
Petite digression; je reviens là où je m'étais arrêtée : les examens. Il est possible que les examens commencent dès la semaine du Nouvel an sauf que nous avons 3 jours de vacances, du mardi au jeudi, sachant que je n'ai pas cours à l'université le vendredi; ce qui peut signifier plusieurs choses :
a) les examens devront quand même se tenir le mercredi ou le jeudi, autrement dit "bye bye les 3 jours de vacances"
b) on les décale au vendredi, autrement dit je vais avoir des problèmes d'organisation puisque je ne pourrai pas assurer les cours à l'école primaire ou avec les 3 petites françaises, cours qui ont lieu habituellement le vendredi
c) on nous fait rattrapper les 3 jours de congés en nous faisant travailler le week-end; ce qui est tout à fait possible dans l'âme tortueuse des Chinois : on n'a jamais rien sans rien, ici. Tout est sujet à contre-partie. C'est à regretter la France, presque ... au moins, en France, les vacances, c'est sacré. Snif, snif.... Ma seule consolation : 5 semaines de vacances en janvier-février !!!

Autre consolation, j'ai pu assister (ainsi que les autres profs étrangers - vu le nombre d'heures que je passe avec les profs américains, je devrais finir par m'améliorer en anglais, non ? à défaut du chinois....) donc disais-je, nous avons été conviés samedi dernier à un grand show organisé en l'honneur des JO qui se produit dans diverses villes chinoises pour mettre en valeur les charmes et la beauté de la Chine, en général, et de ces villes, en particulier. Le show alternait chanteurs à la mode et reportages ou invités parlant de Qingdao. C'était vraiment une très belle soirée. L'ambiance était très chaleureuse et la salle pleine de jeunes venus applaudir leurs idoles. Nous, les profs étrangers, avions la chance d'être assez bien situés, juste derrière les huiles de la ville de Qingdao, pour être précise, c'est-à-dire derrière le maire et tous les hauts responsables. D'ailleurs, j'ai serré la main du maire pour la seconde fois, à la fin du spectacle, lorsqu'il est venu nous saluer un à un. 

Pour en revenir aux vraies stars de la soirée, je donne les noms pour les connaisseurs des chanteurs plus ou moins à la mode en Chine : 阿牛 (a niu), 伟唯 (wei wei), 夏雨 (xia yu = pluie d'été, joli nom pour .... un garçon), 胡杨林 (hu yang lin),  阿朵 ( a duo), 陈楚生 (chen chu sheng).... Et voici, quelques photos et vidéos pour vous donner une idée de ce à quoi ressemble la pop chinoise.

PC150014-copie-1.JPG














Ici, il s'agit d'une star bien connue qu'il est inutile de présenter, donc je passe aux autres moins célèbres...



PC150024.JPG

Impossible de savoir à quel chanteur correspondent les noms marqués sur l'invitation... Je demanderai à des âmes charitables de m'aider dans cet exercice.










PC150006.JPG

Ici, je crois qu'il s'agit de A niu (prononcer plus ou moins comme "agneau").











PC150129.JPG














PC150027.JPG

Et voici le maire de Qingdao.






















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