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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 18:47

Samedi 25 août : Journée chargée car j'ai décidé de prendre le train pour retourner à Beijing aujourd'hui (pour prendre le train de nuit pour Datong, billet que j'avais fait réserver par mon hôtel à Beijing). Or, entre Chengde et Beijing, il n'y a qu'un seul train l'après-midi et il part vers 13h30, ce qui ne me laisse que la matinée pour visiter les temples lamaïques de Chengde; sachant qu'auparavant je dois aller à la gare pour réserver mon billet. C'est la première fois que je vais acheter un billet de train armée de mes trois mots de chinois et priant ma bonne étoile. Si je trouve les Chinois généralement sympathiques, c'est dans les files d'attente que l'on peut voir leurs défauts ! Alors que j'étais dans la queue, deux Chinois sont passés sans vergogne devant tout le monde  pour acheter leur billet de train au guichet, sans un seul regard ou mot d'excuse, et lorsque la femme devant moi a mis longtemps pour acheter son billet, elle s'est faite gourmander de belle façon par un Chinois derrière moi. Je le voyais prêt à passer devant moi pour prendre la place de la cliente encore au guichet. Finalement, la dame s'est retournée et a dû lui dire ses quatre vérités car il s'est tu et mon tour est venu. J'avais préparé mes quelques phrases en chinois et heureusement car l'employée ne parlait pas anglais. Mais, heureusement encore, ma demande était assez simple car je savais déjà qu'il n'y avait qu'un seul train l'après-midi pour Beijing et je savais également l'heure de son départ. Donc, j'ai simplement demandé une place pour Beijing l'après-midi même. 
Mon billet de train en poche, j'ai sauté dans un taxi pour me rendre aux temples lamaïques, tout proches du parc impérial où j'avais été la veille.

P8250315.JPGJ'ai commencé par le temple de l'Ecole du Potala. C'est un immense complexe de bâtiments, inspirés de palais-monastère de Lhassa. C'est d'ailleurs le plus grand et le plus tibétain d'aspect des temples bouddhiques de Chengde. La partie la plus impressionnante est les immenses façades blanches et rouge du Potala. En fait, on se rend compte qu'il ne s'agit rien d'autre que de pastiche et de trompe l'oeil car derrière ces façades se trouvent .... un pavillon d'or, d'architecture complètement chinoise. On peut y voir de très nombreuses sculptures bouddhiques, certaines sont de vraies merveilles (malheureusement, les photos sont interdites et les cartes postales n'offrent que des vues générales des temples).

P8250319.JPGUne fois grimpé tous les escaliers, on débouche sur le toit-terrasse du pavillon qui offre à nos regards des montagnes et l'enceinte du parc impérial de Chengde ("la petite muraille de Chine") dans la lumière scintillante d'une matinée radieuse...








P8250382.JPGEn sortant du temple, j'ai eu la chance d'assister à une cérémonie rituelle : des danses costumées d'inspiration tibétaines, sans aucun doute, en présence du supérieur du temple (j'imagine), vêtu comme les lamas tibétains. 
C'est le genre de cadeaux qu'offre le hasard dans un voyage. Je ne m'attendais pas du tout à assister à ce spectacle (aucun de mes guides n'en parle) et je n'avais rien lu sur ce sujet. Je ne sais toujours pas la signification de ces danses mais, en tout cas, je les ai trouvées très belles, de même que les costumes.


Voyez par vous-même dans les petites vidéos.

 

 

 


Après cet agréable intermède, j'ai continué ma route pour aller voir le temple du Bonheur et de la Longévité au Mont Suméru (situé à un ou deux kms) . Tout un programme ! 


P8250411.JPGEncore un temple d'inspiration tibétaine avec également une façade rouge (moins imposante que dans le premier temple) et des bâtiments plus typiquement chinois, telles que "la Salle imposante et merveilleuse" avec ses arêtes faitières ornées de dragons en bronze ou une pagode.

 

 




J'ai terminé ma matinée avec la visite du temple de la Paix universelle. Si les deux premières cours sont de style chinoises, l'architecture se transforme peu à peu car il s'agit encore et toujours d'un temple inspiré d'un temple tibétain. Les 3 temples ont des statues bouddhiques gigantesques mais celle de ce temple est peut-être la plus impressionnate : une statue de Guanyin (un boddhisatva, un être de compassion) aux mille bras et mille yeux (en réalité,  à 44 bras et 45 yeux; ce qui n'est déjà pas si mal !) et surtout haute de 22m !!!! Bien que l'ayant vu de mes propres yeux, j'ai toujours du mal à concevoir que l'on ait pu réaliser de telles oeuvres. Il était interdit de prendre des photos mais, de toute façon, il aurait fallu au moins prendre en panoramique !!

Tous ces temples sont très fréquentés : par les touristes (chinois ! toujours en groupe avec un guide qui braille dans son micro et comme les groupes se succèdent à un rythme effréné, ce n'est même pas la peine d'essayer de chercher un endroit tranquille), des gens qui mangent, téléphonent, prennent des photos et, enfin, ceux qui viennent prier. Ils font brûler de gros bâtons d'encens qui embaument (cela j'apprécie, par contre !).




Pas le temps de souffler, de 8h à 13h, j'ai réussi à voir ces 3 temples (je n'ai pas eu le temps de visiter les temples de l'est) mais au pas de course. J'avais compté environ 1h30 pour chaque temple et je m'y suis tenue. Je regrette, cependant, d'être passée si vite alors qu'il y avait tant de merveilles à voir. Une chose est sûre : j'ai très envie de voir le véritable Potala à Lhassa et les temples tibétains. S'ils sont aussi grandioses que ceux-ci, alors ce doit être vraiment splendide !


 

 

 

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:33

Après avoir résolu les détails matériels de mon arrivée à Chengde, j'ai pu profiter de mon après-midi du vendredi pour me promener dans l'incroyable parc impérial. Il faudrait sûrement la journée entière pour visiter ce parc de 560ha où deux empereurs firent aménager chacun 36 sites célèbres, répliques de paysages réels. On peut également y voir un ancien palais d'été qui, s'il n'a pas l'extravagance de celui de Beijing, n'en est pas moins plein de charme. Attrait que la succession de groupes de touristes chinois avec leur guide (lesquels utilisent tous un petit micro pour donner leurs explications, je vous laisse donc imaginer la cacophonie) ternit un peu. D'autre part, l'intérieur des salles est souvent protégé par des vitres sur lesquelles des miilers de doigts se sont posées et donc, il faut coller l'oeil contre la vitre pour espérer apercevoir les meubles et la décoration des pièces (c'était la même chose au palais d'été à Beijing et dans d'autres sites). 
Je n'avais pas évoqué ce point lorsque j'ai parlé du palais d'été de Beijing, mais j'ai retrouvé ici les mêmes commentaires assez sévères envers Cixi (Tseu-hi) qui aurait fait régresser la Chine dans le féodalisme, vidant les caisses de l'Etat et affaiblissant le pays qui s'est retrouvé soumis aux exigences étrangères. Les commentaires des audioguides regorgent d'anecdotes concernant la folie dépensière et les excentricités de la chère dame. Je me souviens notamment de cette anecdote selon laquelle, l'impératrice exigeait chaque jour une nouvelle paire de chaussettes en soie. Or, il fallait, d'une part, qu'elles soeint ajustée à ses pieds et qu'elles soient, d'autre part, brodées (de fleurs par exemple) par souci d'esthétisme pour cacher les coutures. Sachant qu'une ouvrière mettait une semaine pour réaliser l'ouvrage, on dit que 3000 ouvrières par an consacraient leur temps à réaliser ce caprice. Imaginons les sommes dépensées et à quelles fins elles auraient pu être . D'autres anecdotes rappellent également les 100 plats qu'elle commandait pour chaque repas.... Toutes les remarques concernant Cixi l'accusent et la rendent coupables de tous les maux dont souffraient la Chine à la fin du 19ème siècle. S'agit-il là d'objectivité historique ? je n'en suis pas certaine ... (on se demande pourquoi, d'ailleurs....)P8240192.JPG















Après la visite de l'ancien palais d'été, j'ai passé le reste de l'après-midi à me promener dans le parc impérial. Je n'ai évidemment pas pu tout voir, surtout qu'il faisait un temps magnifique, que les visiteurs étaient peu nombreux et que je suis restée un long moment assise au bord du lac pour profiter du soleil et du calme en admirant les nombreux petits kiosques éparpillés ci et là.
Je me sens incapable de vous faire vivre mes impressions de cet après-midi là. C'était la première fois depuis une semaine que je pouvais apercevoir le soleil et le ciel bleu, que je pouvais jouir du silence à peine troublé par les promeneurs marchant au loin, que je pouvais sentir les effluves capiteux des nénuphars... Tout cela dans un cadre naturel  (lac, montagnes, arbres....) et archictectural (palais, kiosques,...) superbe. Ils se peut que le palais et le parc de Chengde soient moins spectaculaires que la Cité Interdite ou le palais d'été de Beijing, mais je suis assez sensible à l'ambiance d'un lieu et j'ai particulièrement apprécié l'atmosphère paisible du parc de Chengde.
Cependant, comme je l'ai déjà dit à de multiples reprises, je me sens incapable de choisir entre tous les sites que j'ai vus celui que je préfères car ils ont tous leur charme et leurs défauts. Ce qui est certain, c'est qu'ils sont tous dignes d'admiration....


P8240288.JPG

J'ai fini la soirée avec un Américain (heureusement qu'il était bavard, cela m'évitait de parler : j'aurais été incapable de lui répondre s'il m'avait posé une question car je ne comprenais rien à son accent du Texas) que j'avais rencontré lors de l'excursion sur la Grande Muraille. 
Nous avons dîné dans un restaurant le soir et goûté au canard laqué. En fait, le canard laqué est une spécialité de Beijing mais Chengde n'est pas si loin... Comment déguste-t-on le canard laqué ? La peau et la chair sont découpées en tranches qu'on trempe dans de la sauce avant de les rouler dans de petites crêpes avec un tronçon d'oignon vert. Le tout est accompagné d'un bouillon préparé à partir de la carcasse. C'est très bon.
En rentrant à mon hôtel, je me suis arrêtée sur une place très animée où jeunes et moins jeunes se distrayaient de diverses manières : en dansant, en jouant avec une sorte de balle.... J'ai l'impression que le jeu est très important en Chine (les plus vieux qui passent des heures assis dehors à jouer à leur sorte de jeu de dames, d'autres à faire du cerf-volant, d'autres à jouer aux cartes, à danser....). Les rues en Chine sont de vraies salles de spectacles !

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 04:58

Vendredi 24 août : c'est le début de mes aventures en vraie routarde (au passage, je signale que j'aurais dû choisir le Lonely Planet pour partir en Chine et non pas le Petit Futé qui n'évoque même pas Chengde !). A Beijing, j'avais réservé mon hôtel, je savais comment me déplacer, où se situaient les offices de tourisme. En revanche, je n'ai rien de prévu et pratiquement aucun renseignement pour Chengde, je possède juste mon billet de train Beijing-Chengde que j'ai fait réserver par mon hôtel à Beijing. Inutile de tergiverser, on verra sur place.
5h45 : je quitte le Sleepy-In, mon hôtel de Beijing, pour prendre le métro : direction la gare de Beijing, départ pour Chengde à 6h30. J'ai dû mal calculer mon temps, j'arrive à la gare à 6h20. Or, c'est la première fois que je prends le train en Chine et j'ignorais qu'il fallait passer un contrôle des bagages, trouver la salle d'attente (les gares sont conçues comme des aéroports : on ne peut pas aller sur le quai, il faut attendre le contrôle des billets "le check-in" qui donne lieu à de belles bousculades, soit dit en passant)... Tout ça, fait que je ne suis pas très en avance, bien que j'ai réussi à trouver la bonne porte d'embarquement (pur hasard, en fait) du premier coup. Le contrôle des billets est déjà terminé, je crois bien que je suis la dernière (en fait, il faut toujours arriver en avance en Chine, ce n'est pas comme en France où l'on peut monter au dernier moment dans le wagon). En tout cas, on me laisse passer et je m'engouffre dans mon wagon (facile à trouver car le numéro est indiqué clairement à l'extérieur de celui-ci) qui n'était pas très loin. Ouf, il était temps : le train démarre une minute plus tard ! Moi, qui déteste être en retard et me faire remarquer : c'est réussi ! Je trouve ma place sans difficultés, non plus, les chiffres sont clairement indiqués. Les banquettes sont toutes disposées en vis-à-vis, trois par trois d'un côté et deux par deux de l'autre. Je me retrouve assise entre deux Chinoises et faisant face à trois Chinois. L'un d'eux, très galant, m'aide à soulever mon sac à dos pour le mettre sur le porte-bagages. Evidemment, la curiosité l'emporte et me voici rapidement questionnée sur ma présence dans ce train, toute seule apparemement. Ils ne parlent pas anglais, donc je dois faire avec mon maigre bagage chinois. C'est laborieux mais avec l'aide de mon dictionnaire, je m'en sors. Bien sûr, la conversation ne peut pas se prolonger indéfiniment, c'est trop fastidieux. Je me mets donc à observer l'ambiance dans le wagon. Cela n'a rien à voir avec le T.G.V en France. 
Première différence : la vitesse. Certes, le train Beijing-Chengde est un train normal, donc ce n'est pas comparable avec le T.G.V, mais il faut noter la remarquable vitesse qu'il fait le trajet (soit 256 km) en .... 4h30 ! Je crois que je serais arrivée 1h plus tôt si j'avais pris le car. 
Deuxième différence : dans le T.G.V (c'est vrai que je n'ai pas une grande expérience des trains en France, je n'ai presque jamais fait que Paris-Rennes en T.G.V) en France, on ne peut pas utiliser notre téléphone. Ici, les Chinois ne se gênent pas pour l'utiliser et pour faire profiter tout le monde de leur conversation. D'ailleurs, ça m'étonne beaucoup : est-ce que cela ne les gêne pas que tout le monde entende ce qu'ils racontent ? Bon, moi, je ne comprends rien, c'est vrai, mais les autres Chinois ? A moins que ceux-ci parviennent à faire abstraction puisque tous agissent ainsi, de toute façon...
Troisième différence : c'est rare que, dans le train en France, il y ait beaucoup de bruits. En général, les gens chuchotent ou parlent à voix basse. Ici, de la même façon qu'avec le téléphone, tout le monde parle, joue aux cartes ou à d'autres jeux, crie, mange, se déplace.... C'est incroyable, d'ailleurs, j'ai l'impression que les Chinois grignotent tout le temps. Lorsqu'ils prennent le train, ils arrivent les bras chargés de sacs plastiques remplis de victuailles pour le trajet. Moi, avec ma petite bouteille d'eau, je dois leur faire pitié. C'est peut-être pour cela que je me suis toujours vue proposer à manger (des sucreries, des fruits...) ! Finalement, je fais bien de ne rien prévoir à manger ... 
Donc, 4h30 plus tard et après ce premier voyage en train, me voici sur le quai de la gare de Chengde. Première chose : trouver la sortie, ensuite j'aviserai. Pour la sortie, je suis tout le monde (je mets souvent cette théorie en pratique, cela fonctionne plutôt bien). A la sortie, un employé vérifie nos tickets. Je me demande bien pourquoi. A l'extérieur de la gare, je suis assaillie par une marée de vieilles femmes qui me crient en chinois dans les oreilles en brandissant des brochures. En fait, elles essaient de trouver des clients pour des hôtels. Sur le coups, ça ne m'intéresse pas car je voudrais d'abord trouver le centre d'informations touristiques (en fait, il n'y en a pas vraiment, il s'agit plutôt du CITS : China Internation Travel Service, qui vend des circuits... mais qui pourrait peut-être m'aider à trouver un hôtel). Sauf que je ne suis pas certaine de pouvoir trouver ce fameux CITS, qu'il soit ouvert, sauf que mon sac à dos pèse lourd et que je serai plus rassurée de savoir dès maintenant où je vais dormir cette nuit. Je vais voir ce que je peux négocier comme prix et si ça ne me convient pas, j'essaierai de trouver le CITS. Je me laisse donc aborder par une des Chinoises. Elle me montre une brochure avec des chambres simples et doubles à 210 yuans (enfin, le prix n'est pas écrit, c'est elle qui le dit, en chinois, bien sûr ! personne ne parle anglais, ici, encore moins qu'à Beijing). Je fais la moue, elle me propose alors une chambre avec 4 lits pour 180 yuans. Je lui explique qu'à Beijing j'ai dormi pour moins de 50 yuans (bon, c'est un petit mensonge, mon hôtel coûtait 60 yuans la nuit), alors franchement, elle abuse (évidemment, lorsque j'ai dit ça en chinois, ça donnait plutôt : "moi, je aller à Beijing. Hotel pas cher. 5O yuans. Ici, pas bon marché. trop cher. moi peux pas."). Nous voilà parties à négocier, j'obtiens finalement une chambre double pour moi toute seule à 45 yuans. Je suis très contente de moi, mais je vais peut-être déchanter car je n'ai pas encore vu ni l'hôtel ni la chambre. Nous nous y rendons de suite. Elle n'avait pas menti sur un point : l'hôtel est tout près de la gare. La chambre n'est pas trop sale et plutôt correcte avec un ventilateur, une télé... 

P8240292.JPGVoici LA chambre ! 

Evidemment, les toilettes et les douches sont commnunes à tout l'étage, mais encore une fois, c'est relativement propre. Pour le prix, je m'attendais à quelque chose d'horrible. Ouf, je suis soulagée. La vieille femme qui ne m'a toujours pas lâchée, tente maintenant de négocier une visite des sites importants de Chengde. Elle me parle de 50 yuans pour voir les temples. J'essaie de lui demander si c'est seulement pour les voir de l'extérieur ou si c'est également pour les visiter (ce dont je doute). Nous ne parvenons pas à nous comprendre, alors je préfère renoncer : inutile de me lancer dans quelque chose dont je ne suis pas sûre. Je laisse donc mon sac à dos et retourne à la gare pour trouver un taxi. Je lui montre l'adresse du CITS, il a l'air d'hésiter mais il me fait signe de monter et me propose la course à 10 yuans, j'accepte sans négocier cette fois. Trop la flemme et ça me paraît raisonnable. En fait, il s'avère qu'il ne sait pas où se trouve le CITS, mais gentiment, il s'arrête devant un grand hôtel et va chercher un employé qui parle anglais pour répondre à mes questions. Cet employé me dit d'entrer dans le hall de l'hôtel et me désigne un responsable Bon, je suis les consignes et vais lui demander s'il sait où se trouve le CITS. Il remarque tout de suite que je suis français (j'ignore pourquoi, mon fantastique accent anglais, peut-être?) et me demande ce que je veux demander au CITS. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'il ne va pas m'aider beaucoup (après tout, je ne suis pas cliente de son hôtel et il n'a rien à y gagner; or, comme tout ce qui compte pour les Chinois, c'est l'argent....). Je lui explique que je voudrais un plan de la ville, savoir où se trouve la gare routière, l'horaire des bus, ... Bref, ce genre de renseignements pratiques. Il me répond que l'hôtel vend des plans de la ville et que la gare routière n'est pas loin de la gare ferroviaire. Ok, mais où ???? et qu'il y a souvent des bus qui partent pour Beijing. Je le remercie mais lui dit que je préférerais quand même avoir des renseignements un peu plus précis. Je lui demande donc s'il n'y a personne qui sait où se trouve le CITS et il me répond que, si, bien sûr, il sait où il se trouve. Ah ? et pourquoi il ne me l'a pas dit tout à l'heure ? Je lui demande s'il peut m'expliquer comment m'y rendre. Il se met alors à débiter une tirade dans un anglais effroyable (alors que jusqu'ici, c'était plutôt clair). Résultat : je n'ai rien compris. Il me demande, l'air narquois (je me fais peut-être des idées, mais je suis sûre qu'il se moquait de moi), si c'était clair. Je n'ai même pas envie de lui répondre, je hausse les épaules, renouvelle mes remerciements (pas question de perdre la face !) et m'en vais rejoindre mon chauffeur de taxi qui m'avait attendu pendant ce temps-là. Je le paie car j'ai remarqué sur les panneaux que nous ne sommes pas loin des sites touristiques et que je peux y aller à pieds. Avec du recul, je crois que l'employé de cet hôtel est la personne la plus désagréable, disons la moins gentille, que j'ai rencontrée pendant mon voyage de 15 jours. 
Bref, je renonce à trouver le CITS (je décide que je reprendrai le train pour Beijing et que j'irai acheter mon billet le lendemain matin) et trouve le palais d'été et le parc impérial que je compte voir cet après-midi. Je garde les temples pour demain matin car je devrai reprendre le train pour Beijing l'après-midi (pour ensuite prendre un train de nuit Beijing-Datong, dont j'ai déjà le billet, réservé par mon hôtel à Beijing).

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