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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 17:01

Mercredi 22 août : Après 3 jours pendant lesquels j'ai beaucoup marché, je décide pour me reposer un peu de louer un vélo dans mon petit hôtel et de découvrir le quartier autour de celui-ci (situé dans la partie nord de Beijing, en plein milieu des vieux quartier, près de deux lacs). 
A l'origine, je voulais me lever à 5h ou 6h du matin pour pouvoir voir les Chinois faire leur tai qi, mais j'ai éteint mon réveil et me suis rendormie; donc, je ne décolle qu'à 8h30. Cela fait déjà longtemps que les Chinois sont debouts. Ce n'est pas : "il est 5h, Paris s'éveille" mais "il est 5h, Beijing s'éveille". En fait, j'ai l'impression que les villes chinoises ne dorment jamais et que dès 5h, tout le monde est déjà sur le pont.
Armée de mon vélo et d'un plan de ville, je me mets en route.

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Je commence ma balade en longeant le lac Houhai ("lac de derrière"). C'est très agréable car il y a peu de voitures; les seuls véhicules sont les cyclo-pousses promenant des touristes. Près du lac, j'assiste à une scène incongrue : un coiffeur en pleine rue, au bord du lac, en train de couper les cheveux d'un client. Dans la relative fraîcheur et la lumière du matin, au bord d'un lac, sous les saules, la scène pourrait presque être bucolique... En tout cas, je trouve le cadre très classe pour un salon de coiffure improvisé.



P8220558.JPGJe poursuis ma promenade en faisant étape dans l'ancienne résidence de Song Qingling (la veuve de Sun Yat-sen). Ancienne demeure princière, elle conserve la forme des résidences traditionnelles chinoises (maison à cour carrée) et possède un beau petit jardin organisé autour d'un étang (également sur le modèles des jardins traditionnels). L'intérieur de la résidence est transformé en musée consacré à la vie de Song Qingling, apparemment très respectée pour sa lutte et sa défense des plus défavorisés.




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Je reprends mon vélo pour passer de l'autre côté du lac et me perdre dans les hutongs. Je m'arrête une nouvelle fois devant une ancienne résidence princière, le palais du prince Gong (construit en 1779), avec un magnifique parc. Par contre, celui-ci est envahi par des cohortes de Chinois en groupes organisés et comme chaque guide donne ses explications dans un micro, il règne une belle cacophonie. Tant pis, pour la contemplation et la tranquillité, il faudra repasser....

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J'enfourche à nouveau mon vélo et traverse les petites rues pour rejoindre le parc Beihai (parc du "lac du nord"), au sud du quartier où je me trouve actuellement. C'est un parc très vaste dans lequel on peut voir, entre autres, l'île des Hortensias, butte surmontée d'un Dagoba ( = stûpa) blanc, et un mur écran aux Neuf Dragons en tuiles vernissées. C'est, paraît-il, le plus beau des trois murs écrans de ce type existant encore en Chine.



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Après cette agréable promenade à pieds, je reprends mon vélo et remonte vers le nord. Je me dirige, cette fois-ci, vers le temple des Lamas. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi beau. Malheureusement, on ne peut pas prendre de photos à l'intérieur des salles; dommage car certaines renferment d'impressionnantes statues et notamment une incroyable statue du bouddha Maitreya, haute de 26m, taillée dans un seul tronc de santal. Devant la salle, on voit d'ailleurs une plaque qui indique que la statue est enregistrée au Guiness Book des records (j'aurais dû prendre la photo) ! C'est le seul temple que j'ai visité à Beijing et j'ai bien fait car il est vraiment incontournable.







Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps d'aller voir le temple de Confucius, à côté du temple des Lamas, car les sites ferment tôt vers (17h/18h) et je n'aime pas bâcler mes visites. Je suis donc retournée tranquillement vers mon hôtel, ayant prévu de sortir voir un spectacle au sud de la place Tien an men, le soir même.

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 19:35

Mardi 21 août : encore une de mes plus belles journées, ce qui était un vrai défi puisque la veille, j’avais quand même fait la Grande Muraille ! Et pourtant, pari réussi. Il faut dire que je n’avais pas choisi n’importe quoi pour ma troisième journée à Beijing : le Palais d’été (Yihe yuan ou le Jardin où l'on cultive la Concorde). Comme je l’ai dit dans les commentaires de l’album photo, il a pour moi infiniment plus de charme que la Cité Interdite car il est niché au sein d’un immense parc. Et, l’ayant visité en plein été, je confirme qu’il est très appréciable de pouvoir se reposer dans les allées ombragées ou dans les petits kiosques et pavillons au bord du lac Kunming.

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Il symbolise l’époque de l’impératrice Cixi (Tseu-hi, pour ceux qui ne savent pas lire le pinyin), qui dilapida les caisses de l'Etat pour édifier cet ensemble d'un faste inouï avec " ses pavillons laqués, ses kiosques ripolinés et ses longues galeries enluminées " (pour être honnête, ça, c’est mon guide bleu qui le dit et comme il est plus poétique que moi dans ses évocations, je le laisse s’exprimer à ma place...). 

Il est difficile de décrire le palais d'été car, à l'instar de la Cité Pourpre, il ne s'agit pas d'un palais mais d'un ensemble architectural offrant une plus grande diversité que la Cité Interdite, à mon avis. Outre les palais aux noms poétiques (Palais de la Bienveillance et de la Longévité, Palais des Vagues de Jade, Palais de la Joie et de la Longévité...), on peut y admirer une incroyable galerie couverte longue de plus de 700m, décorée de plus de 8000 peintures, un bateau en marbre, le pavillon des Fragrances bouddhiques qui nous permet d'avoir une très belle vue sur le lac....

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Parmi la centaine de sites (que je n'ai pas tous vus, loin s'en faut), mon préféré est sans doute le Jardin de l'Intérêt Harmonieux (je ne suis pas certaine de ma traduction faite directement de l'anglais...), constitué de petites galeries, de ponts, de pavillons disposés autour d'un petit étang. Les effluves des lotus et des nénuphars, la douce brise, le silence, tout dans ce jardin nous fait aspirer à la contemplation et à la sérénité. Il me rappelait l'atmosphère des jardins japonais.

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Ce jour-là, j'ai passé plus de 7h dans le Yiye huan à visiter les sites importants, mais également à flâner dans les allées sur la colline, loin de la foule grouillante, toujours cantonnée dans les mêmes lieux. Si j'ai un conseil à vous donner, n'hésitez pas à vous promener au gré de vos envies, vous aurez toujours quelque chose à admirer, de toute façon, dans ce splendide jardin. 

C'était une journée parfaite, d'autant plus que j'ai pu me promener sous un beau soleil et un magnifique ciel azur; ce qui est si rare à Beijing et aux alentours...

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 18:06

Lundi 20 août : en route pour Jinshanling, environ 3h de route. Nous arrivons vers 11h. Pas de muraille en vue. Enfin, nous nous mettons en route. A part nos deux cars, il n'y a personne d'autre. Une journée en Chine sans touristes Chinois hurlants et crachants ? Ca, c'est cool, alors ! La journée s'annonce sous les meilleurs auspices. 
Nous commençons à monter pour rejoindre la muraille que nous apercevons maintenant. Nous voici dessus. Elle s'étire à notre gauche et à notre droite comme un long serpent et suit parfaitement le relief accidenté; d'où les pentes très raides puisque nous sommes dans une région montagneuse.

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Il fait très chaud mais une petite brise nous rafraichit, heureusement. La randonnée est magnifique et ceux qui avaient commencé trop vite commencent déjà à s'arrêter pour reprendre leur souffle. Seul point négatif : les incontournables marchands de souvenirs et autres cartes postales. Le problème, c'est que certains vont faire la moitié du parcours à notre côté (c'est-à-dire la moitié la plus difficile, celle où l'on ne cesse de monter); donc ils ont du mérite. Comment leur refuser d'acheter quelques cartes postales, même si on ne leur avait rien demandé ? Pour les assoiffés, on trouve des vendeurs de bouteilles d'eau dans toutes les tours. Heureusement, mis à part ces petits vendeurs, nous sommes très tranquilles. Vraiment pas d'autres touristes et j'apprécie d'avoir l'impression d'être seule au monde ou presque dans ce cadre grandiose.
A certains endroits, la muraille est très abîmée, mais cela rajoute au charme : enfin un site que l'on peut admirer au naturel.

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Nous nous rapprochons de Simatai. A un moment, on ne peut plus passer sur la muraille car elle est détruite et une rivière passe à cet endroit. On emprunte donc le petit pont suspendu qui enjambe la rivière. A l'autre bout, surprise ! un petit papi, assis sous son parasol, nous raquette de 5 yuans. Pas le choix, nous devons payer. J'imagine que si je me mettais à courir, il ne pourrait pas me rattraper, mais je suis tellement épuisée, de toute façon, que je n'envisage même pas cette idée.
Encore une dernière montée bien raide avec des marches hautes de 50 cm au moins et 4h de marche, nous voici arrivés. Enfin, il nous reste encore à rejoindre le bus.


C'était vraiment une journée inoubliable, l'un des meilleurs souvenirs de mon périple, sans aucun doute.

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 16:43

Dimanche 19 aôut : je me réveille tôt, vers 7h30 car je veux aller à la Cité Interdite qui ouvre à 8h30, mais j'imagine qu'il doit y avoir la queue pour les billets. Je prends le métro, j'arrive vers 8h15. Effectivement, il y a déjà foule. Et il fait déjà très chaud. Je vois des vendeurs de petites bouteilles d'eau un peu partout. Dans la queue, une femme vend des plans de la Cité Interdite. Pendant que je patiente au  milieu d'une queue de Chinois qui respectent plus ou moins la file, la Chinoise devant moi se retourne pour me parler. Elle connaît un peu l'anglais et me pose les 3 questions qui vont s'avérer être les 3 questions rituelles que l'on va me poser tout au long de mon périple : Where do you come from ? How old are you ? Are you alone ? Et oui, que voulez-vous, voyager seule à 24 ans semble être une performance inconcevable pour les Chinois. " You're so brave !" s'écrie-t-elle. Je devrais peut-être m'inquiéter.... Est-ce si difficile de voyager en Chine ? La conversation se termine rapidement car elle ne maîtrise pas suffisamment l'anglais ni moi le chinois. On se sourit, elle obtient son biltet, elle s'en va. A mon tour, j'achète mon ticket et vais louer un audioguide en français. 
Je pénètre dans la Cité Pourpre. Première déception : les deux premiers palais sont fermés au public et sont sous échaffaudage. Zut alors, encore des conséquences des J.O, sans aucun doute. Tout est en destruction ou rénovation à Beijing en vue de l'événement; cela finit par être agaçant. La plupart des salles ont été transformées en musées qui exposent des calligraphies, des peintures, des objets... Certains palais ont conservé quelques meubles. Les vastes cours mènent à d'autres vastes cours, les palais conduisent à d'autres palais.... La cité est immense, sans mon audioguide, j'aurais eu du mal à savoir dans quel sens aller. Il y a un nombre de touristes incroyable. Est-ce parce que l'on est dimanche aujourd'hui ou est-ce toujours ainsi ? Je me sens énervée par cette foule bruyante. Imaginez des milliers de Chinois vociférant, bousculant tout le monde pour prendre des photos et pour être pris en photos. Ont-ils vraiment besoin de hurler de la sorte ? Je ne m'habituerai jamais à ce désordre et à ce bruit infernal. Cela me gâche une partie du plaisir. Heureusement, je retrouve un peu de calme dans les petits palais dans est et ouest de la Cité Interdite qui sont moins visités que les palais de la partie centrale. 
J'ai commencé la visite depuis plus de 5h, j'ai chaud, j'ai faim, j'ai mal aux pieds et je suis fatiguée. Je crois qu'il est temps de changer de lieux. Je sors de la Cité Interdite aussitôt entourée de vendeurs qui proposent un peu de tout. De nombreux conducteurs de cyclo-pousses m'abordent pour me proposer de m'emmener dans divers endroits. Un vieux conducteur me propose un tour dans les hutongs. J'ai mal aux pieds, alors pourquoi pas me laisser emmener ? Il me propose une heure à 190 yuans. C'est trop cher, "tai gui le", lui dis-je. Je m'en vais, il me rattrape. "Combien alors ? " me demande-t-il. Mince ! je n'ai pas eu le temps de réfléchir à un prix. Je lance au hasard 60 yuans. Il me dit que c'est impossible : ça dure une heure, ce n'est pas suffisant. Bon, je suis lasse, je me laisse convaincre pour 80 yuans. Aucune idée si je me suis complètement faite avoir ou pas. En tout cas, je m'asseois dans le cyclo-pousse. ouf ! ça fait 6h que je ne me suis pas assise quelque part. 
Et c'est parti. Mon conducteur ne parle pratiquement pas anglais mais il a un papier expliquant en anglais ce que sont les hutongs. J'ignore le trajet que l'on a fait exactement mais, c'est certain, nous étions vraiment dans les hutongs. Les rues étaient trop étroites pour que les véhicules puissent passer, donc la promenade était plutôt tranquille. On est passé devant une maison qui portait le numéro 8; je n'ai rien compris à ce qu'il m'a dit en chinois, mais il répétait toujours le même mot. J'ai fini par comprendre (en fait, je n'en sais toujours rien) qu'il parlait de Mao Zedong. Est-ce pour dire qu'il a vécu là ? Bref, je n'en saurai jamais rien. Quoiqu'en fait, je doute que ce taudis ait quoique ce soit à voir avec Mao Zedong car il n'y a vraiment rien autour qui indique qu'une "célébrité" y ait vécu. 

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Fin de la balade, mon conducteur me dépose à ma demande devant le parc Jingshan gongyuan "la colline de Charbon". J'ai adoré ce parc. D'abord, parce que de son sommet, on peut admirer les toits dorés de la Cité interdite même si, avec l'éternel brouillard qui recouvre la ville, ceux-ci étaient à peine visibles ce jour-là. 

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Mais ce parc m'a surtout plu par les multiples scènes que j'ai pu observées : Chinois jouant de l'accordéon, 



groupes de Chinois qui chantaient en choeur, Chinois faisant de la calligraphie sur le sol avec un gros pinceau et de l'eau (calligraphie éphémère puisque la chaleur effaçait rapidement le dessin).... 

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C'était vraiment très, très agréable.

Il est 16h, je décide d'aller au temple du Ciel dans le sud de la ville. C'est un peu loin; alors je prends le taxi. C'est un très beau temple qui compte deux rotondes, au milieu d'un parc. Je tombe à nouveau sur un groupe de Chinois en train de jouer de la musique. C'est vraiment sympa. Je ne peux pas les écouter très longtemps car le temple ferme à 18h. 

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Fin de ma première vraie journée pékinoise. Je suis épuisée et demain je dois me lever tôt pour la Grande Muraille !

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 11:48

Samedi 18 août : départ en fin de matinée de Qingdao en avion (plus de trains pour Beijing, apparemment), direction Beijing. Vol retardé à cause du déluge matinal à Qingdao. J'arrive finalement à l'aéroport de Beijing, vers 14h. L'aéroport est propre et bien organisé. J'aime les aéroports : ce sont les seuls endroits dans un pays étranger, dont on ne parle pas la langue, où l'on est en terrain connu, où l'on peut trouver de l'anglais et des gens qui le comprennent, où il est impossible de se perdre...
Je teste les toilettes, histoire de voir : ah, première surprise ! Ils sont à la turque mais propres. Il va falloir m'habituer, de toute façon à ce style de toilettes, on ne trouve pratiquement que ça en Chine (heureusement, mon appartement à Qingdao est équipé de toilettes à l'occidentale).
Partout à Beijing, on trouve des panneaux publicitaires sur les prochains Jeux Olympiques "Beijing 2008 : one dream, one world". Je m'imagine trouver une capitale moderne, bien organisée, propre, anglophone et sans doute sans charme.
A l'aéroport, je trouve une navette qui va à la gare de Beijing. Bon, ça me va. Sur mon guide, je vois qu'il y a le métro à la gare, ce qui est pratique pour rejoindre mon hôtel qui est sur cette ligne de métro. 16 yuans le billet (1€60), c'est raisonnable ! Dans la navette, un Allemand s'asseoit à côté de moi. Il visite la Chine pendant 1 mois. On parle de choses et d'autres en anglais. Il est impressionné parce que je voyage seule et que je compte rester un an ici. Il n'est que le premier d'une longue liste " d'admirateurs".
Arrivée à Beijing. Mon Allemand embarque dans l'un des cyclo-pousses qui gravitent autour de nous. Je m'éloigne prestement. Je ne vois pas la gare auprès de laquelle était censée nous déposer la navette. Je choisis une direction au hasard espérant tomber sur un panneau d'indication quelconque. Finalement, je débouche sur le parvis de la gare. Oh, le choc !!! une foule immense, des milliers de personnes, me semble-t-il, sont sous mes yeux. Debouts, assis, accroupis, courant, marchant, hurlant, des milliers de Chinois sont là sous mes yeux, autour de moi. Mon dieu, mais que fais-je, ici, perdue dans cette cohue ??? Je me sens, soudain, complètement désespérée. J'ai chaud (il fait cette horrible chaleur moite que je vais connaître pendant mes 5 jours à Beijing), j'ai faim, je suis fatiguée, mon sac pèse une tonne et j'ignore où est la station de métro. Je me ressaisis et me dirige résolument vers un jeune Chinois pour lui demander dans mon meilleur anglais où est le métro. Il me répond en chinois qu'il ne sait pas. Qu'est-ce qu'il ne sait pas ? A mon avis, il n'a pas compris ma question et comme la plupart des Chinois, dans ces cas-là, il préfère répondre qu'il ne sait pas. Bon, ben merci du renseignement, je vais aller loin avec ça. Je demande à une jeune Chinoise (je vise les jeunes en me disant qu'ils devraient comprendre l'anglais... ). Elle me dit quelque chose en chinois mais je ne comprends pas. Avant que je lui demande de répéter, elle est déjà partie. Bon, de mieux en mieux. Je sens que je vais adorer Beijing. En faisant, trois fois le tour de la gare, je finis quand même par trouver la station de métro (qui en fait était assez visible, je devais vraiment être perturbée pour ne pas l'avoir vue).
Je trouve le guichet (pas de machines automatiques), 3 yuans le billet (30 centimes), je trouve mon quai. Ouf, j'adore le métro, comme les aéroports, c'est si pratique et si facile à utiliser ! 20 minutes plus tard, je descends à la station Jishuitan. J'ai le descrpitif du trajet jusqu'à l'hôtel. Pour une fois, ça marche comme sur des roulettes. Je trouve facilement. Il est vraiment bien situé, tout près du lac Xihai, en plein milieu des hutongs (les vieux quartiers de Beijing). Un peu loin du centre (de la place Tien an men) mais c'est un quartier tranquille où les rues sont trop étroites pour laisser passer des voitures. Donc, ça me plaît. Le staff est sympa. Dortoir mixte, 8 personnes. Originalité : toilettes et douches sont ensembles. Autrmement dit, il y a les toilettes turques et à côté le pommeau de la douche. Pas très pratique car on n'a guère de place pour poser nos affaires et ce n'est guère attrayant de poser les pieds à côté des toilettes.... Mais, bon, ça semble propre.  A la guerre comme à la guerre.

P8180015.JPG Canal à côté de mon petit hôtel.

Finalement installée, je décide de profiter de la fin de l'après-midi pour visiter le quartier. Je suis surprise par les rues. C'est un vrai chantier. Tout Beijing semble être en pleine destruction : à cause des J.O ? Les grandes avenues sont bruyantes, les voitures klaxonnent sans cesse. Je suis saoûlée par le bruit, le mouvement. Je m'enfonce dans les petites rues pour retourner à mon hôtel. Le spectacle est autrement intéressant que dans les grandes avenues. Ici, le temps semble s'être arrêté. Je vois des groupes de papis jouer à ce qui doit être le ma-jong, des gens cuisinent sur la rue, mangent sur la rue, vendent tout et n'importe quoi dans la rue. 

P8180007.JPG Deux Chinois en train de jouer dans la rue.

Je sens des centaines de regards fixés sur moi. Curiosité, sans doute, je ne suis pas sûre qu'ils voient souvent des étrangers dans ces petites rues peu touristiques.
Je finis par rejoindre mon hôtel. Du peu que j'ai vu, je suis plutôt surprise. Je m'attendais à ce que Beijing soit sur son 31, mais en fait je vois des gens cracher partout, une circulation anarchique, des petites rues sales, des chantiers, du bruit et peu de gens qui semblent parler ou comprendre l'anglais. Evidemment, ils ont encore un an pour se préparer. Mais, avec toute la publicité qui innonde le pays et la ville, je m'attendais à une capitale vidée de sa sèvre, sans personnalité; ce qui ne semble pas le cas. Beijing a donc encore des choses à offrir en dehors de ses monuments. Tant mieux !

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