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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 16:05
Continuons à explorer ensemble les méandres de la langue chinoise. Après les chiffres, les prénoms, parlons aujourd'hui de la transcription des mots étrangers et notamment des marques étrangères.

En effet, comment traduire un mot en lettres latines au moyen de sinogrammes ?

On s'efforce dans un premier temps de choisir des caractères dont la prononciation est la plus proche possible du mot à transcrire. Ensuite, parmi les caractères trouvés, on sélectionne ceux qui sont porteurs du sens le plus positif, lorsque c'est possible.

C'est ainsi que Carrefour - si je traduis - se trouve être la "maison du bonheur et de la richesse"; ce qui est quand même plus classe que "Carrefour", non ? En fait, Carrefour se prononce "Jia le fu" en mandarin (家乐福).

Coca-cola se dit "kekoukele" 可口可乐,  soit une traduction littérale du genre "bon et qui rend joyeux".

Siemens devient "ximenzi" 西门子, "la porte de l'ouest"; Google "guge" 谷歌 "le chant de la vallée"
(référence à la Silicon Valley ?) ou "le chant des récoltes" .

Je ne connais que peu d'exemples mais comme vous voyez la prononciation est assez différente du mot d'origine, alors si vous cherchez le magasin Carrefour et que vous le dites à la française ou même à l'anglaise, à l'américaine,... les Chinois ne vous comprendront pas.

Vous pouvez appliquer cette transformation à votre prénom; c'est ainsi que le mien se dit "ameili" ou "ameile" (les Chinois ne tombent pas tous d'accord sur la transcription des prénoms étrangers) mais qu'il est difficile de transcrire avec des caractères porteurs de sens (le "a" et le "le" sont une particule grammaticale la plupart du temps; par contre le "mei" peut vouloir dire "belle"; ce qui n'est pas si mal après tout !).
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 15:10
Voilà plusieurs semaines que mes 1ère année me réclamaient un cours sur les prénoms. Je leur avais donc promis que je ferai quelque chose sur ce sujet en fin d'année. Ils m'avaient fait cette demande car lors d'un coin français, j'avais évoqué les fêtes et le calendrier; or les étudiants ne connaissaient rien de tout cela et se montrèrent fort intrigués. Autant faire cela en cours que tout le monde en profite.

Jeudi matin, j'ai donc testé ce thème. Je crois que les étudiants ont bien apprécié ce cours; c'est une idée que je réutiliserai certainement.

J'ai commencé par leur demander de traduire ou d'expliquer la signification de leur prénom chinois car, contrairement, aux prénoms en France dont l'étymologie n'est pas immédiatement accessible, le sens des caractères chinois est limpide... dans la plupart des cas.
J'ai ensuite présenté le calendrier français et le choix des prénoms en France. Je leur ai ensuite distribué une feuille qui recensait tous les prénoms de la classe derrière lesquels j'avais précisé la fête, l'étymologie, s'il s'agissait d'un prénom à la mode ou pas... Nous avons terminé avec des charades dont le but était de découvrir des prénoms.

Concernant la traduction des prénoms chinois de mes étudiants, je me retrouve entourée de "Nuage Rouge", "Intelligence rouge", "Jolie", "Nuage pur", "Jolie neige", "Jade et bambou", "Précieuse", "Intelligence", "Aube", "Or", "Glace",... pour les filles. Deux d'entre elles sont affublées d'un surprenant et mystérieux "Lentille d'eau de mer" pour l'une et "Lentille d'eau ambitieuse" pour l'autre...
N'oublions pas les garçons - faiblement représentés dans le département français - : en 1ère année, j'ai un "Nouveau pays", "Grande vague civilisatrice", "Franc" et "Grand dragon". Cela fait tout de suite plus sérieux et moins poétique que "Jolie neige", "Nuage pur" ou "Aube"...

Les prénoms chinois sont très variés car ils ne procèdent pas d'une liste comme en France, il s'agit plutôt d'une création ex nihilo pour chaque enfant. Les parents ou la famille (j'ai entendu un certain nombre d'étudiants dire que leur tante ou oncle avaient choisi leur prénom) - voire même les astrologues (pour une de mes étudiantes) - déterminent les caractères qui formeront le prénom en fonction des différents éléments qui les composent : aspect phonique, sémantique et graphique. La plupart des étudiants sont incapables d'expliquer le choix de leurs parents mais il est évident que le prénom est également déterminée par les circonstances de la naissance de l'enfant, sa date ou l'horoscope. Je pense, ici, à "Glace" qui contrairement aux autres prénoms n'est pas vraiment porteur de valeurs très féminines ou positives; mais l'étudiante a expliqué qu'elle était née en plein hiver; d'où ce prénom.


D'autre part, deux étudiants dans la classe ont un prénom dont l'un des deux caractères est dépourvu de sens car il est plutôt utilisé par tradition dans le prénom de chaque membre de leur famille. C'est une vieille coutume qui ne se fait plus trop maintenant et qui a surtout cours à la campagne. Ce caractère servait généralement à indiquer la génération mais c'est assez complexe à deviner parce que ce caractère dépend des familles et n'a pas du tout le sens de "âgé" ou "jeune"; cela peut être n'importe quel caractère chinois. Donc, seule une personne connaissant bien la famille en question peut reconnaître la génération indiquée dans le prénom.

Dernier point sur les prénoms - que vous connaissez certainement - : les Chinois donnent toujours leur nom avant leur prénom. Par exemple, pour Hu Jintao, ne dites pas Mr Jintao ! Le nom est généralement composé d'un seul caractère et le prénom de deux et parfois d'un seul (je n'ai jamais vu 3 caractères pour un prénom; c'est une qestion d'équilibre, je pense).

Enfin, pour terminer avec le thème des prénoms/de la famille, autre petit point de culture : ne soyez pas surpris si les Chinois vous disent qu'ils ont 4 ou 5 frères et soeurs. Vous allez vous dire que la politique de l'enfant unique n'est finalement pas aussi appliquée qu'on pourrait le croire, mais il ne s'agit pas de cela. Les Chinois ont en effet l'habitude d'appeler "frère" ou "soeur" leurs cousins germains. En chinois, il y a une distinction (on rajoute un suffixe s'ils portent le même nom de famille et un suffixe différent si ce n'est pas le cas) mais la traduction en français ne permet pas cette nuance. J'ai été confrontée à ce problème en début d'année avec mes petits élèves à l'école primaire qui me parlaient de 3 ou 4 frères et soeurs.

En fait, le système d'appellation au sein d'une famille chinoise est d'une complexité inouïe. D'abord, pour la famille proche, les Chinois font la distinction entre "frère/soeur aîné(e)" et "cadet(te)". Ensuite, ils utilisent des termes différents pour "grand-père" et "grand-mère" s'ils sont "paternel" ou "maternel". La migraine s'amplifie si on s'intéresse au cas des oncles et tantes dont les termes sont différents au regard de leur appartenance au côté paternel/maternel de l'arbre généalogique. Enfin, je vous conseille de prendre au moins deux aspirines si vous voulez approfondir le sujet. Prenons l'exemple du
mot "oncle" qui en chinois peut être traduit par
  • bo : le frère du mon père plus âgé que lui
  • shu : le frère du père plus jeune que lui
  • jiu : le frère de la mère
  • biaoshu : le cousin du père apparenté par sa mère et plus jeune que le père
  • biaojiu : le cousin de la mère
Je continue où cela suffit ? Autrement dit, cette hiérarchisation au sein de la famille chinoise reflète bien l'importance qu'elle revêt aux yeux des habitants de l'empire du milieu.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:10
J'ai mentionné l'importance de l'interculturel et à quel point il pouvait se faire sentir dans les cours. Je vais  donner aujourd'hui quelques nouveaux exemples d'interférences culturelles.

Tous les vendredis, j'ai un cours sur la presse et la plupart du temps, je choisis un ou deux articles d'actualité. La semaine dernière, nous avions parlé de la victoire d'Obama contre Clinton et des impacts possibles s'il est élu président des Etats-Unis.
Pour continuer sur cette thématique, j'avais choisi hier un article de Courrier International d'un journaliste anglais qui dénonçait la discrimination raciale en France en prenant l'exemple d'une jeune femme d'origine étrangère qui vit en banlieue et qui vient de publier son troisième roman. Les étudiants ont été très intéressés et la séance de débat/discussion a duré près d'une heure (ils sont beaucoup plus actifs lorsque je leur soumets des articles qui critiquent la France ou d'autres pays - du moment qu'il ne s'agit pas de la Chine !).


Lors de cette discussion qui parfois déviait un peu par rapport au sujet original, une étudiante m'a demandé comment étaient considérées les "ethnies" en France. Ah, ah, question intéressante. Evidemment, elle a dit le mot "ethnie" car c'est le terme utilisé pour qualifier les populations minoritaires qui ne sont pas d'origine "Han" en Chine. Cela dit, les Mao, Dai, Naxi ou Dong sont quand même considérés comme Chinois.
Ainsi, sur qui portait la question de mon étudiante ? Les immigrés ? Ou alors parlait-elle des Français d'origine étrangère ? J'ai tenté de lui faire expliciter sa question, mais je ne suis pas parvenue à réellement la comprendre même si je crois qu'elle faisait plutôt référence à la seconde hypothèse.

Autre question, autre sujet bien chinois : les paysans. En effet, une autre étudiante m'a demandé si les gens dans les banlieues étaient plus pauvres que les paysans. Euh... Je n'avais jamais pensé à comparer les deux. Je lui ai dit que, de mon point de vue, les habitants des banlieues sont ceux qui connaissent le plus de difficultés sur tous les plans et que les agriculteurs en France ne sont pas considérés comme pauvres.
Evidemment, en Chine, qui dit "pauvreté" dit "paysans ou travailleurs ruraux"; elle a transposé une réalité chinoise qui ne correspond en rien à la société française actuelle. Elle semblait vraiment avoir du mal à concevoir cette situation et elle a poursuivi ces questions en me demandant comment était perçue la campagne en France. Je lui ai répondu que les Français l'apprécient et que, d'ailleurs, beaucoup construisent - s'ils en ont les moyens - une maison secondaire à la campagne ...
Elle n'arrivait pas à croire qu'une telle chose soit possible. Il est vrai qu'en Chine, si "campagne" = "pauvreté", "ville" = "modernité" et c'est ce que recherchent tous les Chinois. Un certain nombre de mes étudiants viennent de la campagne et je sais qu'ils n'envisagent pas d'y retourner : tous espèrent bien trouver un travail rémunérateur dans une grande ville si possible (Shanghai à la faveur de la plupart d'entre eux, car elle symbolise la réussite économique et la modernité). La campagne est vraiment perçue négativement en Chine et mes étudiants en parlent en connaissance de cause.

Il me semble qu'il s'agit-là d'un des sujets où la vision entre les deux pays ne pourrait pas être plus diamétralement opposée.
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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 14:51
Alors, de quoi s'agit-il ???? la loterie, les chiffres de mon compte en banque, le nombre d'erreurs relevées dans les copies de mes élèves,... ?

Non, non, rien de tout cela.

Aujourd'hui, je vous présente une petite introduction au langage sms à la chinoise (je signale au passage qu'
il se peut que les caractères chinois ne s'affichent pas sur votre machine. Rien de grave ! Il est nécessaire d'installer des compléments à votre navigateur quand on utilise ce genre de caractères spéciaux".)

Je vous ai récemment parlé de la valeur phonétique des chiffres en Chine, et bien, elle se retrouve partout jusque sur internet. Les jeunes Chinois sont friands de ce genre de symboles. Cela dit, qu'y a-t-il de surprenant à cela ? En France, nous aimons utiliser les lol, mdr, et autres acronymes dont le sens reste obscur pour les plus de .... ans; donc, idem en Chine. Il est plus court pour eux de taper un chiffre que de taper le mot en pinyin. Ah, peut-être faudrait-il d'abord que j'explique comment les Chinois font pour taper à l'ordinateur.

Chaque caractère chinois - hanzi 汉字 - est doté d'une prononciation (parfois plus) que l'on peut écrire en lettres latines; c'est ce qu'on appelle le pinyin. Ainsi, "hanzi", c'est du pinyin.
Pour taper à l'ordinateur, il est impossible d'avoir un clavier avec 3000 caractères chinois; donc la seule solution possible, c'est de taper en pinyin. A chaque syllabe en pinyin correspondent plusieurs caractères (car il y a beaucoup d'homophones et comme à l'ordinateur, on ne peut pas écrire les tons; le nombre d'homophones est encore plus important que quand on cherche dans un dictionnaire papier, par exemple). En général, lorsqu'on a tapé la syllabe en pinyin, c'est le caractère chinois correspondant le plus courant qui apparaît le premier. Si ce n'est pas celui que l'on cherche, il suffit de faire défiler les autres caractères proposés. Vous avez suivi ?

Un exemple. Prenons le mot "France" qui se dit "fa guo" en chinois. Je cherche sur mon ordinateur pour le son "fa", voici la liste des sinogrammes proposés : 法    发    罚    伐    阀    筏    乏    罚    垡    砝    珐    酦  ; pour le son "guo", il y en a beaucoup plus, je ne les ai pas tous écrits : 过    国    郭    果    锅    裹    帼    裹    虢    猓.
On peut choisir, son par son, mais en réalité, il y a plus simple : vous tapez en pinyin le mot entier (donc "fa guo" directement au lieu de "fa" + "guo") et, en général, le premier mot que l'on vous propose est souvent celui que vous cherchez (les combinaisons de mots sont évidemment moins nombreuses que si vous cherchez le nombre de caractères associés à une prononciation). Ainsi, le mot "fa guo" s'écrit
法国. Et voilà ! Concernant le mot "France", il faut savoir que la première partie est une transcription phonétique dénuée de sens "fa" étant une façon déformée de prononcer la première syllabe de "France"; par contre "guo" signifie "pays". Ainsi, dans la plupart des noms de pays , vous retrouvez ce même "guo" : 英国 ("yinguo"), 美国 ("meiguo"),  德国 ("deguo"),... Allez, les paris sont ouverts : à quels pays correspondent ces 3 transcriptions ? Un indice : 2 sont en Europe et l'autre non. Vous pouvez laisser vos propositions en commentaire et pas de triche sur internet ! Rappelez-vous : la première syllabe est censée être proche phonétiquement du nom du pays.

Pour en revenir à mon sujet, comme je le disais, il est plus rapide d'écrire juste un chiffre plutôt que le mot en pinyin.

Je n'en utilise qu'une seule de ces combines, mais je sais qu'il en existe un certain nombre.

La plus courante donc est le fameux 88 qui signifie "bye bye" car 8 en chinois se dit "ba"; donc 88 "baba". Evidemment, il ne faut pas être trop regardant sur la justesse phonétique....

Un autre - personnellement que je trouve moins utile :-) - mais toujours amusant à savoir , c'est le 521 qui signifie "je t'aime" parce qu'en chinois, cela se dit "wo ai ni"; or 5 = wu, 2 = er et 1 = yi "wu er yi". Euh..., la proximité phonétique encore une fois de me semble pas des plus flagrantes; mais une fois qu'on le sait, on ne l'oublie pas !

246 = "je meurs de faim" qui se dit "e si le"; or 2 = er, 4 = shi et 6 = liu.

51396 = "je vais me coucher" ("wo yao shui jiao le") car 5 = wu, 1 = yi ou yao, 3 = san, 9 = jiu et 6 = liu.

Je compléterai cette liste à l'occasion : il faut que je demande à mes étudiants; ils doivent certainement en connaître d'autres.
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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 01:46
Tout expatrié qui se respecte ne peut pas ne pas évoquer la façon de compter sur les doigts des Chinois.

En fait, je pense à ce sujet car l'on m'a demandé quels étaient les éléments de la liste que j'ai publiée dans un autre article qui me correspondaient; or, il s'avère que j'ai adopté la façon de compter à la chinoise et que j'ai effectivement tendance à faire les gestes en même temps que je prononce le chiffre lui-même.

J'ignore pourquoi mais j'imagine que c'est à la fois dû à une "déformation professionnelle" (notamment avec mes petits élèves à l'école primaire qui ne retiennent pas tous bien les chiffres alors je fais le signe en même temps) et parce qu'il est assez courant de voir les Chinois, les commerçants surtout, les faire également. C'est assez pratique d'ailleurs et notamment lorsque le commerçant en question parle mandarin avec l'accent de son dialecte ou ne parle pas mandarin.

Cela me rappelle une petite anecdote lorsque j'étais dans le Yunnan et que j'avais miraculeusement trouvé des cartes postales. Je me suis enquise du prix : "si kuai", ai-je entendu. Je me suis dit "chouette, 4 yuans, pour une fois, la vendeuse n'est pas gourmande !". J'ai donc sorti un billet de 5 yuans que j'ai tendu à la vendeuse qui ne le prenait pas. J'ai insisté en lui disant que je n'avais pas la monnaie (je croyais que c'était ça le problème....). Elle a redit le prix, j'ai à nouveau tendu mon billet. Finalement, elle a répété le prix en articulant bien et elle a fini par faire le geste de 10 (qui se prononce "shi" mais j'ai remarqué que dans beaucoup de dialecte les "sh" se transforment en "s" comme je l'ai déjà écrit). Ah, déconvenue totale !

D'où l'utilité de connaître la gestuelle, dont voici un tableau récapitulatif que j'ai trouvé sur internet (parce que je pouvais expliquer mais avec des dessins, c'est quand même plus clair !)










































Je sais que beaucoup d'occidentaux connaissent cette façon de compter - surtout ceux qui ont voyagé en Chine - car ils ont peut-être eu quelques déboires avec les chiffres 2 et 8 : le signe pour le 8 en Chine signifiant 2 en France comme vous le voyez sur le dessin.

En réalité, il y a toujours beaucoup à dire sur les différences culturelles et les nombres. Par exemple, la façon de compter les étages en Chine est différente : le rez-de-chaussée n'existe pas ici, on se trouve tout de suite au 1er étage.

D'autre part, en Chine, la symbolique des chiffres est essentiellement liée à leur prononciation. L'exemple le plus connu est celui du chiffre 4 qui se prononce "si", autrement dit comme la mort (mis à part les tons qui sont différents). Notons au passage que c'est la même chose au Japon,; ce qui n'est guère surprenant puisque les Japonais ont emprunté les caractères chinois et leur prononciation (un peu, voire très transformée). Idem pour le 9 dont la prononciation est proche du mot "longévité" ou le 8 également bien connu proche au niveau du son de "prospérité" (en cantonnais, et ensuite adopté dans toute la Chine) . Le 6 fait aussi partie des chiffres fétiches des Chinois.

En fait, il y a tellement d'homophones en chinois que ce n'est pas difficile de trouver des mots à la prononciation identique : je suis même sûre que l'on pourrait faire la même chose en essayant d'associer les  chiffres à des caractères dont le sens est négatif....




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