Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:20

Lors de petites vacances en juin, mon copain et moi sommes allés au nord de Guilin voir les rizières en terrasse de Longshen et le village Dong de Chenyang.

 

Je connaissais déjà puisque j'avais fait ce circuit il y a quatre ans (je crois) mais en hiver. Comme mon copain ne connaissait pas et que juin est une bonne saison pour admirer les rizières, nous avons décidé de nous y rendre.

 

Nous sommes arrivés assez tard le dimanche 9 juin (puisque je travaillais ce week-end là pour rattraper le lundi et mardi de "vacances", je sais, je sais, c'est toujours très compliqué les "vacances" à la chinoise).

Cela faisait longtemps que je n'avais pas visité une ville provinciale chinoise. Après 4 ans à Shenzhen, j'ai un peu oublié comment est l'autre Chine. Guilin est très touristique mais j'ai eu l'impression de redécouvrir la Chine : les grandes rues sans feu de signalisation, les véhicules en tout genre qui se croisent dans tous les sens, la boue (il pleuvait), le cahot autour des gares et des marchés... J'en ai vu des villes et des villages chinois, mais j'ai réalisé à quel point la vie à Shenzhen est différente et à quel point nous sommes ici éloignés de l'autre réalité chinoise. La Chine est la seconde puissance mondiale et lorsque l'on vit à Shenzhen, Beijing ou Shanghai, on peut l'imaginer sans peine. Mais je me rappelle mes étudiants de Qingdao dont beaucoup venaient de la campagne qui n'avaient pas conscience de la puissance économique de la Chine. Et pour cause ! Lorsque l'on voit les petites villes chinoises, on se rend compte que la répartition de la richesse n'est pas uniforme.

 

Donc, à Guilin, brusque rappel que la Chine n'est pas uniquement ce pays ultra-développé et moderne que je connais à Shenzhen.

 

Le lendemain, nous avons trouvé sans problème un bus pour Sanjiang. La ville n'a pas changé me semble-t-il, toujours sale, chaotique, boueuse (il continuait à pleuvoir). Arrivés à la gare routière, j'ai fait un petit détour par les toilettes. Pas besoin de demander où se trouve les toilettes,on les repère facilement à 5 mètres... Les lieux d'aisance consistaient donc en une simple rigole qui en rejoignait une plus grande qui se jetait quelque part. Heureusement, il y avait des portes - qui ne fermaient qu'à moitié. Expérience ... intéressante.

 

Nous avons ensuite traversé une petite partie de la ville pour rejoindre une rue d'où partaient des mini-bus qui s'arrêtaient notamment au village de Chenyang. J'étais ravie de voir que tout était si vert et que le riz était repiqué. Le paysage était extrêmement bucolique. Chenyang n'a pas changé non plus si ce n'est au niveau du prix du billet d'entrée.

 

Le pont de la pluie et du vent a toujours autant d'allure. Je m'attendais à ce que le village soit investi par les touristes puisque c'était les vacances, mais pas du tout, une petite dizaine de touristes se promenaient par là.

 

P1060710

P1060714

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le village m'a semblé triste et désolé. Beaucoup de maisons sont fermées. Passés les premières habitations à l'entrée du village, c'est plutôt désert et très mal entretenu. Plusieurs édifices ont l'air d'être sur le point de s'effondrer sans parler des déchets qui jonchent les alentours et de nouvelles constructions qui ne sont pas en bois et jurent avec le reste du village. En fin de compte, c'est un peu décevant... Certes, le pont est superbe et le village de loin n'est pas mal, mais il ne faut vraiment pas s'attarder sur les détails.

 

P1060725

P1060720

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons quand même fait un petit tour des différents villages qui touchent (Da zhai, Yan zhai,...). Pour traverser les rivières, nous avons emprunté d'autres ponts du vent et de la pluie, plus simples. Nous avons également aperçu quelques tours du Tambour; cependant, même atmosphère dans ces villages : manque d'entretien, détritus, abandonnés en partie...

 

P1060735

P1060741

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1060743


 

En fin d'après-midi, nous avons pris un mini-van qui a pilé devant nous. Quelques passagers étaient déjà installés. Nous nous sommes serrés (pour 5 yuans le trajet, c'était valable) et avons ainsi regagné Sanjiang. De la gare routière de départ, un bus partait presque aussitôt pour Longshen. Deux petites heures plus tard, nous étions arrivés. Nous nous demandions comment rejoindre le village Ping'An dans les rizières puisque j'avais lu dans le guide qu'il n'y avait plus de bus après 17h30; or, il était déjà 19h. Mais alors que nous déambulions dans les rues à la recherche d'un moyen de transport. Nous avons été hélés, en nous retournant, nous avons aperçu un mini-bus qui s'était arrêté de l'autre côté de la rue pour nous attendre. Le chauffeur avait dû repérer que nous étions des touristes; c'était impeccable il se rendait exactement à l'endroit que nous souhaitions.

 

Sur la route dans la vallée qui menait au rizières, des glissements de terrain récents avaient emporté une partie de la route sur plusieurs kilomètres ou l'avait réduite à une voie par endroits. Nous avancions lentement et de petits bouchons se formaient. Nous n'avons atteint Ping'An qu'après 20h. Il faisait déjà nuit et nous avons dû utiliser notre téléphone portable en guise de lampe pour rejoindre le village situé un peu loin du parking.

 

Après une bonne nuit, nous avons passé près de 6 heures à nous balader au milieu des rizières. Nous somme partis de Ping'An et avons pris notre temps pour aller au village de Zhongliu puis revenir sur nos pas car nous devions retourner à Guilin le soir même, le lendemain nous reprenions l'avion de bonne heure pour Guangzhou.

 

Les rizières étaient magnifiques. Le paysage n'avait rien à voir avec mes souvenirs puisque, en hiver, tout était sec, marron et un peu terne. En juin, le riz était repiqué presque partout et le ciel se reflétait merveilleusement bien l'eau des terrasses. Le vert était éclatant en dépit d'un soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages. C'est un site assez exceptionnel et, le plus surprenant, c'est qu'après le premier point de vue, on ne croise guère plus de touristes. On peut donc en profiter largement sans trop de perturbations si ce ne sont les vieilles femmes des tribus locales qui essaient à tout prix de vous vendre des boissons ou veulent vous emmener déjeuner chez elles. Elles sont aussi pénibles que dans mon souvenir, mais comment les blâmer ? C'est toujours le revers du tourisme. Nous envahissons leur territoire, après tout. Mais, il est vrai que sur le moment, je ressentais plus d'agacement à cause de leur insistance qu'autre chose...

 

Et maintenant place aux photos !

 

1er point de vue : "les 7 étoiles avec la lune"


P1060775

 

 

En chemin vers le deuxième point de vue.

 

 

P1060778

P1060780

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1060783

P1060781

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1060787

P1060765

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2ème point de vue : "les 9 dragons et les 5 tigres"

 

P1060788

P1060789

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1060792

P1060797

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En admirant ce paysage féérique, on comprend pourquoi on parle de "terrasses du dos du dragon". Toutefois, j'ai un peu de mal à identifier les 9 dragons, sans parler des tigres...

 

En chemin vers le village de Zhongliu, les rizières cèdent le terrain à de simples champs. A l'approche du village, les rizières réapparaissent. Nous avons aperçu des tombes également (photo ci-dessous à gauche).

 

P1060806

P1060807

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le village apparaît enfin en hauteur. Nous le traversons rapidement et nous nous promenons dans les alentours.

 

P1060808

P1060815

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1060833

P1060832

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1060819

P1060834

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour au village de Ping'An sous le soleil. Nous revenons à l'entrée, sautons dans un véhicule pour retourner à Guilin. Le trajet de retour est assez rapide.

 

Guilin by night, dernière promenade avant le départ le lendemain...

 

P1060873

 

P1060858

 

Courtes vacances, mais jolis paysages malgé les averses. J'avais oublié à quel point ces rizières sont impressionnantes !

Repost 0
Published by armel - dans Guanxi
commenter cet article
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 19:02
Le temps s'étant amélioré en cours de journée et comme j'avais fait le tour de Chengyang, je suis retournée à Sanjiang pour sauter dans un bus pour Longsheng d'où j'ai repris un bus pour les rizières en terrasses de Longji (du Dos du Dragon). Je me suis arrêtée à Ping'an, village habité par les Zhuang.

Le site est très touristique en général mais pas trop à cette saison (on ne peut voir les terrasses ni cultivées ni en eau). C'est peut-être pour cette raison que le logement est très bon marché (20 yuans ma chambre).

Arrivée en fin d'après-midi, je me contente de parcourir le village presque uniquement constitué d'hôtels et de restaurants dont la plupart sont fermés (comme dans beaucoup sites que j'ai visités, en fait, à la fois à cause de la fête du Printemps - terminée mais certaines personnes sont encore en vacances - et tout simplement parce que c'est la morte saison, j'imagine).









Une volaille toute fraîche pour le dîner, ça vous tente ?
















Finalement, j'opte plutôt pour la spécialité locale : du riz gluant cuit chauffé dans des bambous. C'est très bon mais cher  (15 yuans le bambou ou alors je me suis faite avoir mais j'ai quand même demandé à deux vendeurs différents...). Vous allez me dire que 15 yuans, cela ne représente pas grand chose mais cela me fait au moins deux repas, voire trois, si je me contente de bols de nouilles !









Le lendemain, je sors dès 7h pour admirer le lever du soleil.


Bon, comme d'habitude, mes photos ne sont pas terribles mais c'était superbe dans la réalité !















Voici ce que cela donne à l'aube depuis l'un des points de vue au-dessus du village.


































































On ne voit pas très bien, mais juste en-dessous de la terrasse la plus large, on peut apercevoir une forme marron : c'est un cheval qui trottait au petit jour.













Les rizières en terrasses de Longji sont divisées en deux secteurs : celui autour de Ping'an et celui autour du village Yao de Dazhai qui permet d'apprécier le paysage d'un point de vue plus haut (environ 1180m) que ceux de Ping'an.

Le village de Zhongliu qui se trouve à mi-chemin entre les deux secteurs.















A partir de ce moment, j'ai commencé à être de mauvaise humeur : j'ai croisé plusieurs femmes Yao très pénibles qui n'arrêtaient pas de m'interpeller : "Dazhai ? Dazhai ?" C'est vrai que je voulais y aller et j'ai voulu faire ma maligne mais j'aurais dû écouter mon guide spirituel (le Lonely Planet) qui prévenait que l'itinéraire n'était pas balisé et qu'il fallait se laisser guider car il était facile de se perdre. Me souvenant de cette remarque, j'ai quand même demandé le prix (car faut pas rêver, elles font tout payer : pour les photographier, pour servir de guide, etc... limite si elles ne vous feraient pas payer pour vous être assis sur un banc). 40 yuans ! J'ai aussitôt commencé à marchander (je déteste toujours autant cette démarche mais pas le choix); pas moyen de baisser le prix à moins de 30 yuans. Le prix d'entrée du site étant déjà de 50 yuans, je me refusais à payer un yuan de plus. J'étais persuadée que je parviendrais à trouver mon chemin toute seule. Mais, évidemment, je n'ai pas pu éviter de me perdre - il y avait des intersections un peu partout sans panneaux - et au moment où j'aurais été contente de croiser une de ses femmes, je n'en ai plus rencontré aucune....




Quelle galère ! Je n'étais pas inquiète car les chemins devaient bien déboucher quelque part. Le problème, c'était que j'avais laissé mon sac à dos à Ping'an et qu'il fallait donc que je retourne là-bas avant de reprendre le bus pour Longsheng et Sanjiang. Bref, l'heure tournait surtout que j'avais commencé ma promenade d'un pas d'impératrice. En début d'après-midi, j'ai décidé - piteusement, avouons-le - de renoncer et de rebrousser chemin pour retourner à Ping'an et récupérer mon sac. C'est ainsi que je n'ai pas pu voir le second secteur... Episode peu glorieux.






Mais, sous les rayons d'un soleil éclatant, le paysage à Ping'an était suffisamment splendide pour me consoler.
















































Il y a des jours comme ça où rien ne va comme vous le voudriez. En fin d'après-midi, je suis donc retournée à Sanjiang car sur ma carte la ville était placée en plein sur la route menant au Hunan (au nord du Guanxi). Ainsi, théoriquement, je me disais avec optimisme que je trouverais facilement un moyen de transport pour m'y rendre.

Première prospection : pas de bus pour Huaihua (la ville que je visais dans le Hunan). Soit, je reste sereine car je sais que Sanjiang est également desservie par le train. Et plusieurs personnes me confirment qu'il y a des trains pour Huaihua.

Le lendemain, je prends donc une sorte de tuk tuk : la gare est éloignée de la ville (environ 15km peut-être) et semble située en pleine campagne. Mais le plus étrange, c'est lorsque le tuk tuk m'arrête devant une sorte de ruelle boueuse en me disant que nous sommes arrivés. Je pense aussitôt qu'il ne m'a pas comprise, je lui pose donc la question "C'est bien la gare ? Pour prendre le train (sait-on jamais...) ?". "Oui, oui." Bien...

Je descends donc du véhicule de fortune (un assemblage de tôle avec des roues), monte la ruelle et découvre effetivement la gare. Je suis  sidérée : je découvre un quai vide, sale, balayé par le vent qui fait voler des papiers; sur l'une des voies, un vieux wagon rouillé semble n'avoir pas bougé depuis des dizaines d'années; la salle d'attente ne comporte que quelques sièges et le guichet est vide. Le spectacle est déconcertant : une gare en Chine est toujours un des lieux les plus animés de la ville où se croisent, bousculent, précipitent des centaines de personnes. Ici, je ne vois que deux personnes. Je me dirige aussitôt vers une femme et lui demande si elle sait s'il y a un train pour Huaihua; elle l'ignore. Je vais poser la même question à l'autre personne présente sur le quai. L'homme me répond qu'il croit qu'il y a un train le soir et lorsque je lui demande où s'achètent les billets, il me fait un long discours auquel je n'ai rien compris mais cela ne paraissait pas simple. Fallait-il attendre que le guichet ouvre ? (j'en doute vu l'état dans lequel il semblait : presque aussi rouillé que le wagon sur le quai) Fallait-il acheter le billet directement dans le train ? (Je n'ai jamais vu faire cette pratique mais comme c'est un petite gare, peut-être cela est-il possible.)

Je suis retournée dans la salle d'attente pour réfléchir à la situation. J'y ai aperçu un tableau avec le nom des villes et les horaires de passage. Apparemment, un train semblait passer vers .... minuit pour arriver à Huaihua vers 4h. Mais les chiffres étaient écrits à la main et à moitié effacés.

Tout cela me paraissait scabreux : attendre un hypothétique train dans une gare perdue au milieu de la nuit sans avoir de billets - donc peut-être se voir refuser l'accès au train - et arriver dans une ville à 4h et où aller en attendant l'aube ? D'autre part, il n'était que 6H30 et il pleuvait : comment allais-je occuper ma journée jusqu'à minuit alors que j'avais visité les sites importants dans le coin ?
Non, décidément, ce plan me semblait bien incertain. Il me restait encore une solution :
1) prendre le bus pour retourner dans le Guizhou d'où je savais pouvoir trouver de bus pour Huaihua
2) prendre le bus pour me rendre à Guilin et espérer y trouver un bous pour Huaihua

La solution 1 présentait l'avantage de la sécurité car je savais qu'il y avait des bus pour Huaihua à Kaili mais cela me semblait bien long : prendre un bus pour Congjiang (environ 2 ou 3h), puis pour Kaili (7h environ) et enfin pour Huaihua (2 ou 3h peut-être).

La solution 2 était moins certaine car je n'étais pas assurée que Huaihua soit desservie depuis Guilin mais sachant que c'est quand même une des plus grandes villes dans la région, j'avais bon espoir qu'il y en ait au moins un par jour. Par contre, la situation me semblait stupide car, en regardant les routes sur une carte, il m'apparaissaît clairement que la plus directe pour Huaihua passait par Sangjiang. Si c'était le cas, cela signifiait que j'allais devoir faire 4h de route pour gagner Guilin avant de refaire le même trajet en sens inverse !

Malgré tout, j'ai opté pour cette idée. Je suis arrivée à Guilin à 14h (le bus s'arrêtait toutes les 5 minutes pour prendre des passagers en plus qu'il faisait descendre et remonter en fonction de l'emplacement des points de contrôles policiers comme je l'ai déjà expliqué). Exaspérant !
Par chance, le bus est arrivé dans la bonne gare routière et, par chance, il se trouve qu'un bus pour Huaihua partait à 14h10 ! Malheureusement, nous avons pris la route avec deux heures de retard ! C'est plutôt rare en Chine, les trains et bus respectent généralement les horaires. Peut-être attendaient-ils qu'il y ait plus de passagers (nous n'étions que 6 à 14h).

Nous sommes donc partis vers 16h et avons atteint Huaihua à ... 2h du matin ! Par contre, j'ai économisé une nuit d'hôtel car il s'agissait d'un bus couchette et lorsqu'on arrive aussi tard dans la nuit, le chauffeur permet aux passagers de finir la nuit à l'intérieur. Il ne faisait pas froid et la couchette n'était pas trop inconfortable, j'ai bien dormi d'autant que j'étais soulagée d'être enfin parvenue à mon but après tant d'incertitudes !...





Repost 0
Published by armel - dans Guanxi
commenter cet article
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 15:11
La distance entre Zhaoxing (dans le sud-est du Guizhou) et Sanjiang (dans le nord du Guanxi) n'est pas énorme mais la route est extrêmement mauvaise et le trajet est long et pénible. Dès mon arrivée à Sanjiang, j'ai senti aussitôt un imperceptible changement : le retour vers la "civilisation". Réapparition de l'anglais (un peu), de taxis, une vraie gare routière,... Bref, cette ville reçoit des touristes, cela se perçoit aussitôt.

L'attraction locale est Chengyang, une ville à une vingtaine de kilomètres de Sanjiang, connue pour son pont du vent et de la pluie.













Il est vraiment élégant. Il est récent puisqu'il date du début du 20ème siècle mais il est considéré comme la plus belle des 108 structures du même type existant dans le district de Sanjiang.












Sinon, on peut observer également de très belles tours du tambour comme dans tous les villages Dong.






















































Le village était très calme, très peu de touristes. Je lui trouve moins de charme que Zhaoxing mais il conserve de nombreuses maisons en bois et il n'est pas complètement dénaturé par le tourisme puisque les habitants vaquent à leurs tâches quotidiennes sans s'occuper de nous.











Vieille femme transportant de la paille.
















Toujours ces étals de viande dans la rue.
















La rivière est un élément important dans tous ces petits villages : on y fait sa lessive, sa vaisselle, on y lave ses légumes, et sans doute d'autres activités que je n'ai pas vues.











J'ai fait un tour dans les villages qui jouxtaient, ils étaient un peu tous sur ce même modèle. Finalement, ce qui rend intéressant ces visites, c'est d'observer les habitants mais, bizarrement, j'en voyais assez peu dans les ruelles.
Repost 0
Published by armel - dans Guanxi
commenter cet article

Présentation

  • : Une prof de fle en Chine
  • Une prof de fle en Chine
  • : Récit de voyage en Chine et vie quotidienne d'une prof de fle
  • Contact

Rechercher

Archives