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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:37

Pour beaucoup de gens, qui dit la province du Guangdong, dit Guangzhou (Canton) et peut-être Shenzhen.

 

Mais le Guangdong, ce n'est pas seulement ces deux villes. Il est  riche d'un patrimoine architectural encore peu connu, inscrit à l'Unesco depuis 2007.

 

Il s'agit des "diaolou" (maisons à étage sculptées) situés dans le district de Kaiping à 140 km au sud-ouest de Guangzhou. Il y a quatre groupes de diaolou dont une vingtaine de bâtiments ont été inscrits sur la liste de l'Unesco.

 

Il existe trois types de bâtiments : les tours communautaires construites par plusieurs familles et utilisées comme refuges temporaires, les tours résidentielles construites par de riches familles à des fins résidentielles et défensives, et les tours de guet. 

 

Ces édifices, mélangeant différents styles architecturaux européens et chinois, ont été érigés au 19ème et au début du 20ème siècle par de riches Chinois émigrés revenant au pays. Ils ont souvent pris la forme de petites forteresses pour protéger leurs résidents des bandits qui sévissaient à cette époque d'instabilité politique. Elles présentent des murs solides, percés de petites fenêtres protégées par des grilles en fer et des meurtrières.

 

Sur les 3000 édifices d'origine, il en subsite environ 1800 répartis dans la campagne de Kaiping. Dès que l'on sort de la ville de Kaiping, on commence à apercevoir des tours dans presque tous les villages. Nous n'avions guère de temps, donc nous nous sommes contentés des lieux touristiques, mais nous avons été assez impressionnés par cette architecture vraiment unique.

 

PC110561Le premier site que nous avons visité était la ville de Chikan (pas sur la liste de l'Unesco). Etablie pendant la dynastie Qing, ses rues et ses bâtiments datent de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle. Les émigrés Chinois revenus dans la région y ont intégré des éléments de l'architecture occidentale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PC110572Les bâtiments étaient, en général, des structures de trois étages, le premier, au niveau de la rue, étant un magasin; les deux autres servant d'habitation.

 

La façade de ces bâtiments nous a intrigués car elle est très plate; on a l'impression qu'il s'agit d'un décor en carton-pâte car le cadre des fenêtres ne dépasse pas du tout du mur.

 

Ce genre d'habitation est vraiment typique du Guangdong, on en voit également quelques exemples (un peu différents) à Guangzhou dans le vieux centre ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PC120574Le lendemain, nous nous sommes rendus au village de Zili où se dressent neuf diaolou bâtis dans les années 1920 par des Chinois émigrés. Ils sont tous construits plus ou moins sur le même modèle : tours de cinq ou six étages avec une terrasse au dernier étage. Plusieurs diaolou contiennent les meubles de l'époque et les photos de leurs anciens propriétaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PC120576Le site est sympa car on est au coeur de la campagne; du sommet des tours, on aperçoit des rizières et des mares au milieu desquelles se dressent ces mystérieuses tours. Mais à cette saison, les rizières sont asséchées, c'est un peu dommage.

 

 

 

 

 

 

 

 

J'espère que nous aurons le temps de retourner dans le coin lorsque les beaux jours seront revenus.

 

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Published by armel - dans Guangdong
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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 17:39
Le soir du 26 février, j'ai repris le train à Kowloon pour retourner en Chine, à Guangzhou (Canton). Dès la sortie de la gare, je me suis rendue compte que j'étais bien revenue en Chine : bienvenue dans le chaos ! J'ai été aussitôt happée par la foule, le bruit, la poussière, les bousculades et les cris... Je voudrais pouvoir vous dire le contraire, mais c'est bien la réalité.

J'ai passé la journée du 27 à visiter la ville qui n'a pas grand chose à offrir.

undefinedMon auberge de jeunesse se situait dans l'endroit le plus calme et le plus joli de Guangzhou : l'île de Shamian, ancienne concession étrangère acquise à la fin des guerres de l'opium.

Vous allez croire que je fais une fixation sur les anciennes demeures occidentales, mais pas du tout. C'est juste que les anciennes concessions sont souvent les quartiers les plus tranquilles, les plus beaux et les plus élégants des villes chinoises (à mon avis, en tout cas) et qu'il est donc très agréable de s'y promener.














L'une des curiosités de Guangzhou est le marché Qingping qui abrite de nombreux étals d'herbes médicinales ou d'animaux desséchés. Le Lonely Planet précise que l'on peut également y voir des chauves-souris ou des singes destinés à la consommation alimentaire et que c'est l'un des marchés les plus fameux de Chine mais "que les âmes sensibles n'en goûteront guère la visite". Je m'attendais donc à un spectacle un peu "trash" - si vous me passez l'expression - mais il n'en fut rien. De deux choses l'une : soit le marché a effectivement été bien "nettoyé" comme l'explique le Lonely Planet, soit je suis passée à côté du plus "intéressant".

undefinedA part des peaux de serpents,

















undefineddes carapaces de tortues,
















undefineddes hippocampes séchés,

















undefinedet quelques scorpions (vivants), il n'y avait vraiment rien de très original.

A l'auberge, les autres étrangers ont confirmé qu'ils n'avaient rien vu de sanguinolant eux non plus.

On en serait presque déçu...










Dernier site intéressant : le temple des ancêtres de la famille Chen, ancien sanctuaire familial puis école confucéenne et qui fait partie d'un musée désormais.

undefinedEnsemble de 19 bâtiments édifiés en 1894.


















Je n'ai pas beaucoup de commentaires à faire sur Canton. Je n'y serais probablement pas allée si mon avion pour Qingdao ne partait pas de son aéroport (les billets au départ de la Chine sont nettement moins chers que ceux qui décollent de Hong-Kong).

Et ainsi s'est terminé mon voyage de presque 5 semaines à travers la Chine. J'espère que ce récit de voyage vous a donné envie de découvrir ce pays. Ne vous arrêtez pas à mes critiques, je suis en plein dans le syndrôme des 6 mois :); ce qui modifie certainement ma vision des choses et exarcerbent mes sentiments. Retenez que malgré mes commentaires négatifs, j'aime beaucoup la Chine malgré tout !

Un dernier point (encore négatif, hélas) qui m'intrigue : lorsqu'on évoque la Chine, on entend souvent parler de la "face" et de la notion de "perdre la face". On dit que "perdre la face"
est la pire des choses qui puisse arriver à un chinois. Faire perdre la face à quelqu'un est considéré comme un comportement d'une gravité extrême et que ce serait une des raisons pour lesquelles les Chinois n'expriment que très peu leurs sentiments directement et ouvertement.
Et c'est là que je commence à ne plus rien comprendre : si les Chinois sont censés ne pas extérioriser leurs sentiments, comment se fait-il que j'en vois sans cesse se disputer ouvertement et en public ???? Comment se fait-il que j'en ai même vu se battre dans la rue avec coups de poings et coups de pieds (des scènes dignes des films hollywoodiens) ???? Il est possible que cette notion de "face" soit effectivement très importante et toujours en vigueur dans le monde des affaires, mais pas dans la vie quotidienne, alors ?
Si quelqu'un a une explication rationnelle à m'apporter....

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Published by armel - dans Guangdong
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