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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 15:24

Après mon court périple dans le Fujian, je me suis rendue à Ningbo (dans la province du Zhejiang au nord de celle du Fujian, justement) car j'étais invitée au mariage d'une amie chinoise - Yan - que j'avais connue en France puisque nous avons fait le même master.

La veille du mariage, il ne s'est pas passé grand chose. Elle est allée faire le dernier essayage de l'une de ses robes (car vous allez le voir, elle en change plusieurs fois). En effet, contrairement aux Françaises, les Chinoises n'achètent pas de robe de mariée, elles préfèrent la (les) louer.

Ensuite, nous avons déjeuné avec quelques oncles, tantes, cousins et cousines. L'après-midi, la famille a discuté des derniers détails (placement des invités, notamment). Le soir s'est passée très tranquillement : Yan et moi sommes restées chez ses parents à papoter.

Elle m'a raconté qu'elle aurait préféré se marier à l'étranger et ne pas faire un grand "truc" avec tant d'invités (près de 500 !!!). Elle a précisé que ce type de mariage était plutôt le souhait de ses parents et beaux-parents et que d'ailleurs, la plupart des invités étaient leurs amis, pas les siens.

Elle a essayé de m'expliquer un peu ce que c'est qu'un mariage chinois mais il reste encore de nombreuses zones d'ombres. Ce que j'ai compris, c'est que le passage à la mairie est obligatoire mais il passe complètement inaperçu : il s'agit juste de remplir un formulaire et, hop, c'est fini. Pas d'invités - ni même la famille -, pas de fête, pas de cérémonie,... Rien. En fait, Yan et son mari sont allés à la mairie il y a déjà un certain temps (le 10 juillet). Alors pourquoi faire la cérémonie si longtemps après (le 6 octobre ?). Tout simplement parce que .... un astrologue que les deux familles avaient consulté avait déclaré que c'était la date la plus favorable. Mon amie ne semblait pas particulièrement croire à ce genre de prédiction - et c'est un euphémisme - mais, bon, c'est la tradition, n'est-ce-pas ? Alors....

Le lendemain était donc le jour J. La cérémonie ne devait commencer qu'en fin d'après-midi mais auparavant, il s'est passé pas mal de choses.

D'abord, à 10h30, j'ai accompagné Yan chez la coiffeuse-maquilleuse dans l'un de ses "temples" du mariage que sont les boutiques spécialisées dans cette branche d'activité. La séance a été longue (près de deux heures) pour un résultat assez spectaculaire dans le sens où je ne reconnaissais plus du tout mon amie. Sans ses lunettes, avec des faux-cils, les pommettes bien roses, les cheveux bouclés artificiellement, des paillettes partout, elle ressemblait à une poupée.
En fait, je déplore le côté surfait, superficiel et le culte de l'apparence qui est si prisé ici. Finalement, les mariées chinoises se ressemblent toutes : elles sont toutes maquillées et coiffées plus ou moins de la même façon et tellement transformées que leur apparence générale est vraiment différente de ce dont elles ont l'air au quotidien. Enfin, c'est un avis personnel. Je suis plutôt adepte du naturel même s'il est banal !

Bref, la séance poupée barbie terminée, nous avons regagné l'appartement familial. En attendant le fiancé, les oncles étaient en train d'installer "artistiquement" des pétards dans la cour.

En fait, on voit mal, mes les deux coeurs sont bel et bien composés d'une série de pétards. Je ne vous raconte pas le bruit quand ils éclatent en série.

Pendant que Yan devait rester dans sa chambre, ses oncles, tantes, cousin(e)s et moi-même sommes descendus attendre le futur marié. Lorsque nous avons aperçu sa voiture, les oncles ont allumé les fameux pétards.







Voici Chuan, le fiancé, à gauche. A droite, ce sont les cousines de Yan.
La coutume veut que la famille de la mariée empêche le prétendant d'entrer. S'engage alors une négociation sur le prix que le fiancé est prêt à verser pour chercher sa femme.
Evidemment, je ne comprenais rien mais la scène était assez expressive et les cousines se prenaient vraiment au jeu.
A la fin, ils sont parvenus à un accord et au lieu d'argent, ce sont des bonbons que le fiancé nous a distribué. Nous l'avons laissé monter.
Ensuite, la famille lui a fait barrage de nouveau devant la porte de la chambre de Yan avant de le laisser entrer.



Je raconte ce que j'ai vu mais je ne saurais expliquer le sens de toutes ces traditions puisque la seule personne qui aurait pu me donner des informations étant l'héroïne du jour (ses cousines n'osaient ou ne savaient pas parler anglais).

En tout cas, ensuite, une des tantes de Yan lui a fait goûter trois plats (un de poisson, un de viande et du riz, je crois).








Nous avons fini par quitter l'appartement. Un des oncles de Yan (ou cousins ?) l'a portée depuis le seuil jusqu'à la voiture du fiancé sans qu'elle touche le sol.












Les cousin(e)s de Yan et moi (en tant que simple amie, ce n'était pas ma place, mais j'ai pu bénéficier d'un traitement privilégié toute la journée) avons pris place dans les autres voitures décorées de fleurs et de rubans roses. Nous avons suivi les mariés jusqu'à leur nouvel appartement (dans lequel ils habitent déjà depuis quelques mois en réalité).

A notre arrivée, la famille du marié nous attendait. Mêmes scènes : pétards, interdiction d'entrée, discussions...






Nous avons eu le temps de nous reposer un peu pendant que l'on prenait des photos avec les mariés dans leur bel appartement.
































Un peu plus tard, les mariés ont repris la voiture (et nous, "les garçons et filles d'honneur" avons suivi). Nous nous sommes arrêtés dans un parc pour encore prendre des photos.















A 16 heures, nous avons rejoint l'hôtel où devait se dérouler plus tard la fête. La mariée est partie de son côté pour changer de robe, le marié est parti aussi quelque part tandis que nous - l'escorte - sommes restés dans la salle de restaurant.

Les invités sont arrivés au fur et à mesure et la salle commençait à se remplir. J'en ai vu certains glisser une enveloppe rouge aux parents des mariés. Elle contenait très probablement de l'argent. Vers 17h30-18h, la cérémonie a enfin commencé.

Dans une ambiance très "show à l'américaine" avec une musique sirupeuse, une voix enregistrée "animait" la cérémonie et indiquait aux mariés quoi faire.












Les mariés se sont inclinés trois fois (une fois pour le ciel, une pour la terre, une pour les parents). Ces derniers ont ensuite rejoint les mariés sur la scène. Le couple s'est à nouveau incliné trois fois devant eux avant qu'ils se prennent mutuellement dans les bras (un peu embarrassés, m'a-t-il semblé; les Chinois se touchant moins que nous, je suppose qu'il ne s'agit pas là d'une coutume chinoise).








Puis, ce fut le moment de l'échange des alliances. Celles-ci étaient placées sur deux fausses ailes blanches qui sont descendues au niveau des mariés pour qu'ils puissent les attraper. Ils ont ensuite dû s'embrasser. Encore une fois, je suis persuadée que c'est l'influence occidentale qui est derrière ce genre de mise en scène. Car s'embrasser en public !!! J'ai déjà vu des Chinois s'embrasser mais c'était des étudiants en cachette au crépuscule sous les arbres...















Pour finir, le couple a coupé un gâteau (je me demane bien pourquoi, d'autant plus que personne n'en a mangé ensuite !) puis ils ont bu un verre d'alcool.
















Le tout a duré une petite demi-heure, la mariée a disparu pour changer une dernière fois de robe tandis que le banquet a enfin débuté. J'étais assise avec les autres garçons et filles d'honneur à la table des mariés mais, en réalité, je n'ai pas pu échanger un mot avec Yan.
Dès sa réapparition, elle et son mari ont dû aller trinquer avec chaque tablée. Autrement dit avec 47 tables de 10 invités... Heureusement, Yan a pu le faire au jus d'orange car, comme moi, elle déteste le côté "beuverie" des dîners chinois; par contre, certains ne partageaient pas ses réticences  à l'évidence et vidaient verres sur verres. J'ai même vu un des garçons d'honneur boire au goulot d'une bouteille de vin...















Dernières photos avec Yan dans sa troisième et dernière robe. Dans celle de droite, autour du couple, ce sont les parents de Yan.
















Et voilà, c'était terminé. J'ai été sidérée quand j'ai vu que des invités s'en allaient déjà une heure à peine après le début du repas sans même dire au revoir aux mariés (qui d'ailleurs étaient dans une autre salle - toutes les tables ne pouvant pas tenir dans la même).
En fait, à 20 heures, la salle était déjà presque vide. Seule la famille proche et les amis du couple étaient encore là. 
Iimaginez-vous qu'à 21h30 j'étais déjà couchée ?!!!

Pour faire le bilan : ce n'était pas un mariage très traditionnel (pas de mariée en rouge, par exemple), mais c'était quand même très différent de nos mariages en France.
En fait, le tout me laisse une impression bizarre. Une impression de manques et de "too much" : manque de solennité, de recueillement, de profondeur, de naturel et trop de "bling bling" (les changements de robes, la voix enregistrée, le nombre d'invités, la célébration qui ressemblait plus à un spectacle qu'à une cérémonie,...).
En plus, c'est vraiment bizarre de voir que la soirée se finissent si tôt, si vite, limite bâclée. Les invités qui partent, comme ça, sans plus de cérémonie, et puis, après, la famille qui fait le tour des tables pour récupérer les plats et les emporter.
Ce qui est également surprenant, c'est que les mariés n'ont pratiquement pas pu s'asseoir ni manger puisqu'ils ont passé leur soirée à faire le tour des tables pour trinquer avec les invités. Tu parles d'une partie de plaisir...

En théorie, les jeunes mariés ont 10 jours de congés mais mon amie et son mari ne vont pas partir en lune de miel car Yan est seule dans son service (à part son chef) et ne peut pas partir en lui laissant le travail à faire...

En tout cas, ce fut une expérience inédite et intéressante, c'est certain.

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 17:40
Je ne suis pas tout à fait la chronologie car après Shanghai, je suis allée à Tongli et Suzhou (que j'ai déjà évoquées dans un autre message) avant de rejoindre Nanjing. Après les jolies villes de Suzhou, Hangzhou, les bourgades lacustres de Wuzhen et Tongli ou la gigantesque Shanghai, Nanjing m'est apparue comme une ville un peu fade alors qu'en réalité, elle conserve quelques sites historiques vestiges d'un passé assez mouvementé.

Il faut dire qu'elle a été choisie comme capitale à plusieurs reprises : une fois au début des Ming puis au 20ème siècle par Sun Yat-sen en 1912, puis par le Guomindang en 1928 qui en refit à nouveau sa capitale après la guerre. Le 23 avril 1949, l'Armée Populaire de Libération a conquis Nanjing, mettant officiellement un terme à la République de Chine.  Petit détail linguistique : Nanjing correspond à la ville que l'on appelle Nankin en français. 

Je n'ai pas pleinement profité de la ville car je n'étais pas du tout en forme les deux journées que j'ai passées à Nanjing avec fièvre, mal de gorge et tout et tout. Bref, j'avais un peu de mal à me traîner, moi qui aie l'habitude de parcourir - de préférence à pied - les villes que je découvre pour la première fois.

undefinedA Nanjing, il y en a pour tous les goûts : remparts impressionnants, temples, sites communistes, parcs...
















Pour ma part, j'ai privilégié "le palais présidentiel" qui était à l'origine un palais et qui est devenu par la suite un ensemble de bâtiments administratifs sous les gouvernements de Sun Yat-sen et du Guomindang.

undefinedJardin de l'est dans l'enceinte du palais



















undefinedCe que j'aime le plus en Chine, c'est le spectacle permanent dans les rues et dans les parcs des habitants en train de jouer, de manger ou .... de danser !
Et oui, ici, dans un petit parc, pendant que  de vieux Chinois jouaient aux cartes ou aux échecs, d'autres un peu plus loin étaient en train de prendre des cours de danse.
Ce goût pour les activités en plein air fait partie des aspects que je préfère en Chine. Danser, chanter, jouer, manger, se laver (voire euh....plus), ils font tout cela avec un naturel déconcertant
, en public, en plein air, devant tout le monde.



A l'est de la ville se trouve le Mont Zijin qui renferme de nombreux sites historiques plus ou moins intéressants (plutôt "moins" d'ailleurs, en ce qui me concerne).

undefinedJ'ai notamment fait un petit tour au mausolée de Sun Yat-sen où .... il n'y a rien à voir à part une statue "du fondateur de la Chine moderne" et le tombeau.

Rien de tel que le tourisme pour donner envie de se replonger dans les livres d'histoire. Je ne m'étais jamais particulièrement intéressée à l'histoire de la Chine moderne après la fin de l'empire mais après une visite au palais présidentiel et au mausolée, j'ai senti que j'avais besoin de me mettre les idées au clair sur la période suivant la fin de la dynastie Qing et il faut dire que ce n'est pas simple.












Finalement, ce que j'ai préféré à Nanjing a été ma dernière soirée, le 21 février. La date est importante car, en effet, ce jour-là marquait la fin de la fête du printemps. Elle a débuté le 7 et s'est terminée par la fête des lanternes qui tombait le 21, cette année (15 jours après le nouvel an selon le calendrier lunaire).


undefinedA cette occasion, feux d'artifices, pétards et illuminations dans toute la ville.





A ce propos, ce panneau est intéressant. Ca ne nous viendrait pas à l'idée en France de mettre un panneau d'interdiction contre les pétards. Or, en Chine, plus que les feux d'artifice, ce sont vraiment les pétards qui sont le plus populaire au moment du nouvel an. A minuit ce soir-là et le soir de la fête des lanternes également, c'est une véritable explosion dans toute la ville. Je crois d'ailleurs que dans le centre de certaines grandes villes, les pétards sont interdits à ces occasions. Et, c'était donc le cas ici à Nanjing dans les rues autour du temple de Confucius. Je ne sais pas si c'est à cause du bruit ou en raison d'éventuels dangers surtout avec une foule dense.


L'auberge de jeunesse m'avait recommandé un lieu en particulier pour la soirée, près du temple de Confucius, et effectivement les rues autour étaient toutes illuminées avec des lanternes et des lampions. Et surtout, des gens, des gens, des gens, des gens partout. On ne pouvait même pas avancer ou reculer, on ne pouvait que se laisser porter par le flot. J'ai vraiment du mal à supporter les foules (je crois que c'est pire depuis que je suis en Chine; cela ne m'étonnerait qu'à moitié d'être devenue agoraphobique !) et comme en plus, j'étais malade, je suis rentrée tôt mais une promenade dans ces rues très animées valait vraiment le coup d'oeil.


undefinedTemple de Confucius avec le vénérable sage transformé en poupée gonflable illuminée...
























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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 17:14
Il paraît qu'un proverbe chinois fait cette jolie comparaison. Je vais encore y aller de mes critiques mais après avoir visité plusieurs sites en Chine, je ne suis pas forcément d'accord avec ce proverbe tout en reconnaissant que ces deux villes ont un certain charme.

Le principal intérêt de Hangzhou réside dans son célèbre lac de l'ouest dont les rives sont bordées de pagodes, de ponts en pierre, de pavillons, de jardins... Des chaussées qui traversent le lac ont même été aménagées au fils du temps.
Avec ses rives et ses chaussées piétonnes entourées de jardins et d'arbres, on peut comprendre que Hangzhou suscite une telle admiration et qu'elle constitue une agréable sortie pour les Shanghaïens (les deux villes sont proches, à seulement 2h en train).


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Je n'ai pas forcément vu les sites les plus célèbres de Hangzhou car je sais que j'y retournerai mais une balade en vélo (à pied c'est encore mieux car en vélo, en fait, on est obligé de rouler une partie du chemin sur la route et pas le long de la rive) autour du lac est déjà un réel enchantement.

Pour finir ma journée, j'ai pris un bus pour me rendre au village du thé du puits du dragon (le thé Longjing). Je m'attendais à y trouver de belles maisons de thé mais s'il y avait bien pléthore de vendeurs, le village n'a rien de vraiment attrayant mis à part qu'il est niché au pied de collines couvertes de théiers.

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Si Hangzhou est réputée pour son lac, Suzhou fait les délices des amateurs de jardins classiques chinois dont certains sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco selon laquelle "
Le paysagisme classique chinois, qui cherche à recréer des paysages naturels en miniature, est représenté de façon exceptionnelle dans les neuf jardins de la ville historique de Suzhou, universellement reconnus comme étant des chefs-d'œuvre du genre. Aménagés du XIe au XIXe siècle, ils reflètent dans leur conception méticuleuse la grande importance métaphysique de la beauté naturelle dans la culture chinois."

Vous avez peut-être remarqué que dans mes voyages, je m'intéresse plus à l'architecture traditionnelle et aux paysages. D'autre part, lorsque je suis allée au Japon, j'ai adoré les temples de Kyoto pas tant pour les temples que pour leur jardin. Alors, évidemment, j'ai succombé à la beauté des jardins de Suzhou qui ne sont que lacs, pavillons, rochers aux formes étranges, petits ponts de pierre... La réussite dans toute sa splendeur d'une merveilleuse et savante harmonie entre nature et architecture.

Jardin du Couple :

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Jardin du Bocage du lion :


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Jardin du Pavillon de la vague bleue et jardin de l'Humble administrateur :


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Suzhou fait également partie des "Venise" chinoises avec quelques canaux  encore bien préservés :

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Marco Polo trouvait Hangzhou plus beau que Suzhou; en ce qui me concerne, c'est peut-être plutôt l'inverse mais ce qui est certain ces que ces deux villes méritent le détour et possèdent une richesse historique et paysagère qui manque à Shanghai, leur grande voisine.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:20
Ici, je vais tricher un peu car je n'ai pas vu ces deux villes le même jour mais elles présentent les mêmes caractéristiques générales, donc je vais en parler en même temps.

Après Huang Shan, j'ai rejoint Hangzhou puis sur le chemin vers Shanghai, j'ai fait un arrêt à Wuzhen. C'est une très charmante "bourgade lacustre" - comme dirait le Lonely Planet. Evidemment, vous pourrez reprocher à nouveau le manque d'authenticité des lieux (il faut payer un prix d'entrée de 100 yuans !); cela dit la petite ville est vraiment jolie, sous surtout sous le soleil, et au final pas trop touristique. En tout cas, je n'ai croisé aucun occidental et la "gare routière" n'est qu'une minuscule baraque à moitié délabrée avec pour guichet, une sorte de trou dans l'un des murs... Pas moyen de trouver un billet pour Shanghai, d'ailleurs. Encore des remarques sur les transports, au passage. En effet, après Wuzhen, je voulais gagner Shanghai. Or, il n'y avait pas ou (plus ?) de billet à Wuzhen. Il a fallu que je prenne un minibus pour une ville voisine plus grande où j'ai facilement pu trouver un billet pour Shanghai. Mais ce qui était amusant, c'est que le mini-bus s'est arrêté à deux reprises sous un pont où se trouvait à chaque fois un homme qui montait dans le bus tamponner la feuille que lui tendait l'employé dans le bus (je ne sais pas quel titre donner à ces personnes qui dans les mini-bus n'ont pas d'autres fonctions que de collecter l'argent auprès des passagers). Donc, bref, c'est un spectacle assez étrange que de voir un homme assis sur une chaise sous un pont au milieu de nulle part et qui passe sa journée à attendre, là, tout seul, pour mettre un tampon alors qu'il ne s'agit même pas d'un bus "officiel". C'est juste un pauvre vieux mini-bus toussotant et crachotant... On a vu plus officiel... Ah, les mystères de la Chine ! ou plutôt les emplois mystères de la Chine !....

Pour en revenir à Wuzhen : la ville s'est construite autour de canaux et elle fut prospère grâce au commerce et à la production de soie. Les projets de restauration se sont efforcés de recréer la ville telle qu'elle était à la fin de la dynastie Qing (la dernière dynastie) et c'est, ma foi, plutôt réussi. On peut non seulement se promener au bord des canaux et de ruelles flanquées de vieilles maisons en bois mais également visiter plusieurs bâtiments (résidences, distillerie, atelier de teinturerie, maison de prêts sur gages....); d'où une journée de visite assez enrichissante.

Voici quelques photos prises dans la partie la plus touristique :

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Sur la place du marché, on pouvait également assister à des démonstrations gratuites d'opéra traditionnel qui reste toujours aussi inaccessible pour moi (je ne parle pas du fait que je ne comprenne rien; c'est également le cas de mes amis chinois; c'est juste que je ne trouve cela ni agréable à entendre et ni agréable à regarder...).


Autre bourgade lacustre, autre province. Après Wuzhen (dans le Zhejiang, au sud de Shanghai), lorsque j'étais à Suzhou, j'ai fait une excursion d'une journée pour aller à Tongli (province du Jiangsu, un peu au nord de Shanghai). C'est également une jolie petite ville - très touristique - pleine de charme avec ses canaux ombragés par des saules, ses ruelles, ses maisons aux tuiles vernissées, ses belles résidences ancestrales et ses splendides jardins tout à fait capables - à mon humble avis - de rivaliser avec ceux de Suzhou.


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undefinedUne ruelle parallèle aux canaux et où l'on trouve toutes les boutiques de souvenirs et de spécialités locales (des sortes de gateaux au sésame, par exemple). A ce sujet, je parle peu nourriture non pas que je n'apprécie pas la nourriture chinoise - au contraire -, seulement, la plupart du temps, je n'ai aucune idée de ce que je mange car soit je choisis au hasard dans la rue ou en montrant les plats si je vais au restaurant. En fait, j'adore la Chine pour ça : on trouve tout le temps des tas de vendeurs dans la rue qui cuisinent sous vos yeux; donc c'est très facile de désigner ce qu'on souhaite goûter et ce n'est qu'un ou deux yuans; donc on peut en faire plusieurs et manger plusieurs petits plats différents. C'est aussi pourquoi j'ai l'impression de ne cesser de manger lorsque je voyage car dès que l'on se promène dans la rue, il y a toujours des vendeurs de nourriture partout et, évidemment, gourmande comme je suis, je ne peux résister à l'envie de découvrir un nouveau met.









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La pagode de la Perle, un ensemble de bâtiments et un vaste jardin.




undefinedJardin Tuisi dont le nom signifie "se retirer et contempler" car il s'agissait d'une maison de retraite pour fonctionnaires sous le régime des Qing.

Je ne sais pas vous, mais moi, en voyant ce très beau jardin, ça me donne envie d'être à la retraite...












Pour être honnête, j'ai préféré Wuzhen et Tongli à Suzhou et Hangzhou car ce sont deux petites bourgades plutôt tranquilles, hors du temps, loin de la vie trépidante des villes modernes... Flâner dans leurs ruelles, c'est vivre un retour dans le passé et c'est bien agréable...
 

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