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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 09:56
Me voici de retour ! Finalement, mes 6 semaines ont été réduites à 3 semaines puisque je retourne en France une dizaine de jours avant de revenir pour le second semestre (début mars).

Donc, les changements par rapport au programme initial : pas de Tibet (trop cher par ailleurs; il faut être plusieurs pour pouvoir partager les coûts car les prix se situent aux alentours de 8000/10 000 yuans pour 7 jours d'après ce que j'ai vu à Chengdu. D'autre part, sachant que les règles n'ont pas été assouplies depuis les émeutes de l'an dernier, l'idée de devoir suivre un guide 24h/24h qui conservera votre permis d'entrée que vous ne verrez jamais et dont vous ne saurez jamais exactement le coût.... Bref, le Tibet se sera pour une prochaîne fois). L'autre changement; c'est que je n'ai pas rejoint la côte est comme je l'avais prévu auparavant et que je me suis arrêtée dans le Hunan. En conclusion, j'ai visité/traversé les provinces du Sichuan, Guizhou, Guanxi et Hunan (entourées en rouge).


Quel bilan tirer de ce périple ? La Chine, c'est génial mais....je ne supporte décidément pas les Chinois. J'ai vraiment adoré presque tous les sites que j'ai visités mais les conditions de voyage et surtout les Chinois ont parfois rendu ce voyage très pénible.

Par où commencer ? Je viens seulement de revenir à Qingdao et je n'ai pas vraiment eu le temps de prendre du  recul; alors je vais vous livrer mes impressions telles quelles et tant pis si certains ne sont pas d'accord avec ce que je pense.
Cependant, je crois que je peux me permettre un certain nombre de remarques : j'ai calculé que j'ai passé presque une centaine d'heures dans les bus en 3 semaines ainsi qu'une trentaine dans les trains (uniquement deux voyages en réalité : un de 18h et l'autre de 11h). J'ai couché dans les hôtels les plus bas de gammes ou presque (de 15 yuans à 40 maximum - moins de 4€); j'ai mangé dans les petits restos aux murs suintants et décrépis dont les bols de nouilles étaient à 3 yuans - moins de 30 centimes - (pas toujours par volonté, mais dans certains petits villages, il n'y avait pas d'autres choix !).

Je sais qu'il faut être ouvert d'esprit, que leur culture est différente, que ces provinces sont très pauvres et les gens peu éduqués (on voit d'ailleurs de nombreux slogans incitant les villageois à envoyer leurs enfants à l'école pour qu'ils effectuent au moins les années scolaires obligatoires). Mais en tant que délicate occidentale, il y a des comportements que je ne peux pas admettre même au nom de la différence culturelle car au bout d'un moment, je me demande où se situe la frontière entre culture et simple respect d'autrui.

Alors, voilà, je vais commencer par une série de remarques très négatives sur les Chinois mais dans les prochains articles, je vous narrerai les merveilleux moments que j'ai vécus !

Je vais me focaliser sur les points suivants :
1) le manque de respect de l'environnement
2) voyage en bus : le manque de respect des autres
3) voyage en bus bis : l'hygiène
4) les toilettes
5) les Chinois ou comment savoir détourner les règles à son profit
6) dur, dur d'être un "laowai" en Chine

En réalité, ce que vous allez lire, je l'ai déjà évoqué mais, l'ayant vécu quotidiennement pendant 3 semaines, ces quelques points me tiennent vraiment à coeur et j'ai plein d'exemples à fournir !!

1) Tous ceux qui sont allés en Chine ont remarqué que les Chinois ne prêtent aucune attention à l'environnement : ils jettent n'importe quoi n'importe où; d'où des poubelles à ciel ouvert un peu partout en ville et à la campagne. Mais, le plus révoltant, c'est de les voir faire sous vos yeux. Je n'ai jamais vu un Chinois mettre quelque chose dans une poubelle : même s'il s'en trouve une à 10m, il ne fera pas l'effort d'accomplir ces 10m, il laissera simplement tomber par terre le sac plastique, la bouteille ou n'importe quel autre objet par terre. Le pire, c'est dans le bus. Dans les bus en Chine, plusieurs poubelles se trouvent dans l'allée; or, les Chinois se contentent de jeter par terre leurs déchets ou pire encore, ils ouvrent exprès la fenêtre et balancent leur bouteille dehors d'un simple geste. J'ai même vu une femme qui a ouvert la fenêtre et a jeté son bol (en carton) de nouilles encore à moitié plein sans même regarder si un piéton ou un cycliste ne passait pas à côté à cet instant ! C'est insupportable ! A la limite, ils pourraient laisser leur bouteille ou leur boîte de biscuits dans le bus, non ? Pourquoi les jeter exprès par la fenêtre ? Franchement, ça me dépasse.

2) Alors là, le manque de respect envers autrui, c'est le sujet bateau lorsque l'on parle des Chinois. Cependant, je ne puis m'empêcher d'en parler à nouveau. Parfois, je me dis que voyager en Chine, c'est moins une question de pouvoir que de vouloir. Sincèrement qui a envie de partager 8 ou 10h de bus à la fois frigorifié parce que le conducteur laisse la fenêtre ouverte pour cracher avec en accompagnement de longs râclements de gorge - cela va sans dire -; tandis que vous tentez de respirer dans le véhicule enfumé car la moitié des hommes présents sortent cigarette sur cigarette ou que vous tentez de dormir mais que vous ne le pouvez pas car il se trouve toujours un Chinois en train de téléphoner - ou plus précisément de hurler dans son téléphone - ou que d'autres écoutent de la musique sur leur téléphone - mais avec le haut parleur, histoire d'en faire profiter tout le monde - , mais tout cela n'est rien comparé aux milliers de coups de klaxons d'un conducteur pris de folie (ils le sont tous, en fait !).
Je pense que j'ai de la chance d'être toujours en vie d'ailleurs car sur les routes de montagne, le chauffeur ne ralentit pas dans les virages : il klaxonne à fond plusieurs fois et poursuit à la même vitesse, voire en roulant un peu sur l'autre voie. Mais, à chaque fois, je ne peux m'empêcher de penser "Et si un autre véhicule fait la même chose de l'autre côté du virage et qu'il n'a pas entendu les coups de klaxons de notre bus???....". Mais, je suis toujours en vie, c'est donc que le système fonctionne. J'ai quand même été témoin de plusieurs carambolages et j'ai même vu quelques corps ensanglantés par-ci par-là.
Mais, je m'écarte de mon sujet. Pour en revenir au thème initial, ce que je viens de raconter n'est pas nouveau, c'est même habituel en Chine. Cependant, ce que j'avais un peu vécu dans le Yunnan, je l'ai supporté 3 semaines cette fois.

3) Un bus après 4h : c'est un bus sale. Après 8h : c'est une porcherie. Après 10-12h : c'est une déchetterie roulante.
Comme je l'ai déjà évoqué, les Chinois jettent tout par la fenêtre ou par terre, mais également, ils crachent par terre (si, si, c'est vrai ! et pas que dans la poubelle, malheureusement !) dans l'allée centrale en général; il y a également ceux qui vomissent (je porte la poisse sans doute car il s'agit souvent de mon voisin ou de celui de devant ou de derrière) par terre car ils n'ont pas eu le temps de se saisir d'un sac; et les enfants qui font pipi (plutôt dans la poubelle cette fois)...; ce qui n'empêche pas les autres de s'empiffrer de pattes de poulets ou mets tout aussi appétissants. Pour le coup, c'est moi qui aie des haut-le-coeur... Quand par miracle, je me trouve près d'une fenêtre, je passe la moitié du voyage le nez à l'air préférant attraper une pneumonie ! Dans tous les cas, lorsque vous devez traverser le bus, c'est une terrible épreuve : vous vous trouvez face à une allée, sorte de mare visqueuse, couverte d'éléments divers et variés qu'il vaut mieux éviter d'identifier. Et si seulement j'exagérais...

4) Au niveau de l'hygiène, reste le très particulier sujet des toilettes qui mérite un point spécial. Ceux qui ont un peu voyagé en Chine hors des sentiers battus partageront sans doute mon point de vue. Aller aux toilettes, c'est une autre épreuve du voyage. Je ne parle pas des hôtels même miteux où les toilettes sans être vraiment propres sont utilisables. Mais, c'est souvent sur les aires de repos - ou ce qui en tient lieu - qu'il faut faire preuve de courage.
Il me faut d'abord dresser un panorama général :
- le luxe ultime, ce sont les toilettes à l'occidentale (chez moi à Qingdao, dans quelques hôtels chics, certains aéroports et sites touristiques)
- le standard, ce sont les toilettes turques/à la chinoise
- le typique, c'est la rigole
- l'horreur, c'est quand vous n'avez rien de tout cela, autrement dit pas d'évacuation. Je l'ai vécu une fois : j'avais 8h de bus; or il restait encore 4 ou 5h de trajet; je me suis donc risquée vers la cabane en bois à moitié délabrée qui semblait servir de "lieux d'aisance". En entrant, j'ai cru que j'allais tourner de l'oeil : une sorte de marécage nauséabond, une mare de ce que vous pouvez imaginer; c'était ça les toilettes. J'ignore si à l'origine il y avait une évacuation quelconque et si elle était bouchée ou quoi, mais je n'ai jamais vu quelque chose de plus repoussant de ma vie. Et au milieu de ce cloaque, une femme faisait ses besoins sans avoir l'air le moins du monde dégoûtée. Je suis ressortie aussitôt et à ce moment-là, une espèce de sorcière échevelée s'est dressée devant moi me réclamant 5 mao (la moitié d'un yuan) pour avoir utilisé ces soi-disants toilettes. J'ai halluciné ! Pas moyen de lui faire comprendre que j'étais ressortie aussitôt. Elle a commencé à crier je ne sais quoi, j'étais moi-même très en colère, mais je n'avais vraiment pas envie de m'abaisser à m'énverver pour une situation aussi abjecte alors je lui ai collé un billet de 5 mao avant de la traiter de tous les noms en français pour me défouler quand même un peu !
Pour finir sur les toilettes, vous avez plusieurs déclinaisons : les toilettes avec porte ou sans porte, avec demi-porte ou pas; avec cloison ou pas,.... Je ne compte plus le nombre de fois où je n'ai pas eu d'autres choix que de me retrouver à côté d'autres femmes sans aucune cloison...C'est bien le genre de chose que je n'avais jamais imaginée avant de me retrouver en Chine !

5) En Chine - c'est une remarque que j'ai également déjà faite plusieurs fois -, vous avez l'aspect officiel des choses et le non-officiel. Cela m'agace excepté lorsque je peux en profiter !
Prenons quelques exemples :
Je vous raconterai le pourquoi du comment un peu plus tard mais il se trouve que j'ai voyagé pendant 5 jours avec un petit groupe de 7 Chinois qui parlaient un peu anglais. Ensemble, nous sommes allés dans l'ouest du Sichuan. Après un long voyage éprouvant en bus de plus de 12h, nous sommmes parvenus au petit village tibétain que nous voulions voir. Or, il faut payer un droit d'entrée (30 yuans) et bien qu'il fut plus de 22h, on voyait que la guérite du gardien était allumée. Nous sommes donc descendus de nos véhicules une centaine de mètres avant - les deux véhicules sont passés (c'étaient des gens du coin) avec nos bagages dedans - tandis que nous, nous avons cheminé en file indienne - un peu comme des sioux - en silence avec nos torches ou à la lumière de nos portables par un petit sentier en contre-bas. Quelques centaines de mètres plus loin, nous avons repris un autre sentier qui remontait vers la route. Nous avions dépassé le point de contrôle et sommes remontés à bord de nos voitures. C'est évidemment le genre de chose que je n'aurais pas tentée toute seule; pour la bonne raison que déjà je n'aurais pas su la combine, surtout dans la nuit noire. Mais, je suppose que mes compagnons de voyage s'étaient renseignés auprès des locaux.

Second exemple : lorsque vous prenez le bus, celui-ci doit présenter à la sortie de la gare routière une feuille avec le nombre de passagers. Ensuite, en plein milieu de nulle part, le bus s'arrête régulièrement pour présenter cette feuille à des policiers. Un Chinois m'a en effet expliqué que ces contrôles un peu partout sont là dans le but d'éviter que le chauffeur ne prenne plus de passagers qu'il n'est autorisé (car c'est un moyen pour lui de se faire de l'argent en plus). A mon avis, ces contrôles ne sont pas très efficaces notamment dans la mesure où les policiers ne prennent généralement même pas la peine de lever la tête pour voir si effectivement le nombre de passagers présents correspond à celui sur la feuille. Enfin passons. Evidemment, les Chinois ne sont pas nés de la dernière pluie. J'ai souvent assisité à cette scène : le chauffeur s'arrête pour prendre des passagers supplémentaires; quelques dizaines de mètres avant le point de contrôle, il fait descendre ces personnes qui passent le contrôle à pieds (rien d'inhabituel dans ces provinces pauvres, beaucoup de gens n'ont pas de véhicule) et le bus les reprend quelques dizaines de mètres plus loin. Et hop !
Il se trouve que j'ai moi-même participé plus ou moins à ce genre d'action que je dénonce ! J'avais rencontré dans la journée un couple de Chinois parlant anglais qui se rendait au même endroit que moi. Nous avons passé la journée ensemble et le soir venu, nous avons attendu le bus. Plusieurs sont passés sans s'arrêter car ils étaient plein. Nous commencions à désespérer car nous attendions depuis plus d'une heure et demie. Mes compagnons ont discuté avec les gens du village qui leur ont expliqué qu'il y avait un point de contrôle à la sortie de celui-ci mais que c'était le dernier sur la route qui menait à l'endroit où nous voulions nous rendre. Alors, ni une ni deux, nous avons pris nos sacs, sommes passés devant les policiers et nous sommes postés une centaine de mètres plus loin dans un virage d'où ils ne pouvaient nous voir. Nous avons attendu un bus, le premier qui s'est présenté à accepter de nous prendre alors que nous étions en surplus...

6) Enfin, pour terminer ce tour d'horizon, finissons par les problèmes liés au fait d'être un occidental en Chine. D'abord, vous devez supporter cette incessante, détestable, lassante, insupportable curiosité des Chinois. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu le mot "laowai" (étrangère) qu'évidemment les Chinois se murmurent les uns les autres sur mon passage; ce qui fait que je n'ai pas fait dix pas que toute la rue a déjà les yeux fixés sur moi et que je sens ces centaines de regards qui ne se détournent pas même si je les fixe moi-aussi. Et tous ces gens qui se retournent exprès, ces enfants qui vous montrent du doigt... C'est terrible. A chaque fois, cela me fait penser à cette scène dans Tintin et le Lotus bleu lorsque les Dupont sont persuadés de passer inaperçus alors que toute la rue les observe. Sauf que moi, je le sais, donc c'est encore plus gênant. Ce n'est pas vraiment un problème en tant que tel, cela n'a rien de méchant, mais cela m'énerve profondément. Je voudrais juste voyager tranquille !

Le second point, c'est l'arnaque. Là encore, rien de nouveau, mais c'est tellement injuste. J'ai beau négocier, marchander, parlementer, de toute façon, les prix que l'on me donne seront toujours plus élevés que ceux appliqués aux Chinois. Rien à faire. Je ne parle pas uniquement de l'achat souvenirs ou ce genre de choses, mais des transports, par exemple. Pour les destinations proches et les petits villages, on ne peut généralement pas acheter les billets au guichet (qui, lui, applique les mêmes prix pour tout le monde). On doit les acheter directement dans le bus au "collecteur/préposé aux billets". Or, le prix que l'on me demande est invérifiable sauf lorsque j'entends un Chinois qui se rend au même endroit que moi et à qui l'on demande 15 yuans alors que, moi, on m'a dit 18 ! J'imagine que certains occidentaux font scandale dans ce cas-là, mais ce n'est pas mon genre...

Enfin, voyager en Chine - dans cette partie de la Chine - sans parler chinois ou sans lire un peu le chinois se révèle être très difficile. J'ai rencontré un Anglais qui m'a avoué qu'il galérait alors qu'il avait l'habitude de voyager puisqu'il avait pris une année sabbatique et qu'il avait visité plusieurs pays. Excepté à Chengdu (la capitale du Sichuan), je crois bien n'avoir rencontré aucun Chinois parlant anglais (sauf quelques touristes Chinois). Certaines villes n'ont d'ailleurs aucun sous-titre en anglais même pas le mot "hôtel".

Je crois avoir fait le tour des aspects les plus négatifs de mon périple. Place maintenant aux photos !

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Published by armel - dans Sichuan
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commentaires

Alex 24/02/2009 11:28

Je pencherais plutôt de l'avis d'Alexis ma très chère Armel :-)

Alexis 18/02/2009 09:30

J'ai peur de pas comprendre mais le coup du billet de 100 yuan. J'arrête pas de refaire le calcul dans ma tête et ça fait bien 20 yuan pour toi. C'était un faux billet ou il y a un truc que j'ai raté?

armel 19/02/2009 20:59


Je suis d'accord que 100 - 80 = 20; sauf que la veille je lui avais donné 50 yuans (30 pour la chambre + 20 pour la clé); donc il devait simplement me rendre 20. Sachant que j'avais payé 50, s'il
me donnait 100 et moi je lui rendais 80; cela signifiait donc que les 20 obtenus se seraient ajoutés aux 50 que j'avais déjà payés, non ?


Maï 15/02/2009 03:02

Rien que les gens qui fument dans le bus c'est insupportable pour moi... Alors je te laisse imaginer le reste ;-)

Maï 14/02/2009 05:16

Voilà bien un message qui me conforte dans l'idée que je n'irai jamais en vacances en Chine ! A moins que le développement soit spectaculaire dans les années à venir... Les photos que tu nous montres sont magnifiques, mais je préfère les admirer que voir ces paysages en vrai, au moins ils ne sont pas gâchés par ces comportements insupportables ! Certaines choses que tu évoques se retrouvent un peu en Thaïlande (notamment le non-respect de l'environnement, ou quelques arnaques contre les touristes), mais en Chine c'est puissant 1000 !

armel 14/02/2009 16:48


Mais non, il ne faut pas être aussi négative ! lol
Il est vrai que certaines situations ou attitutdes ne sont pas  toujours très agréables à vivre mais finalement, lorsqu'on revient, on oublie assez vite ces aspects désagréables pour ne se
rappeler que les bons moments du voyage.
D'autre part, sans exagérer, je n'ai souligné que les pires choses, mais ce n'était pas non plus comme cela chaque jour !


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